Journal de classe 2026
97 films
créée il y a 5 mois · modifiée il y a environ 20 heuresLife of Chuck (2024)
The Life of Chuck
1 h 50 min. Sortie : 11 juin 2025 (France). Drame, Fantastique, Science-fiction
Film de Mike Flanagan
Peaky a mis 6/10.
Annotation :
1/1
Pas exactement le début d’année espéré, malheureusement. C’est difficile d’en faire une critique sans spoiler, c’est important d’y aller en sachant le moins possible je pense. En quelques mots, je dirais que l’originalité narrative (sans en dire plus) était déjà présente dans la nouvelle de Stephen King. On avance dans le flou tout le temps et au fur et à mesure on recompose les pièces du puzzle. Mais du coup, je suis resté hyper insensible face à la proposition, en tous cas dans les deux premiers segments qui ne m’ont pas du tout touché. Puis il y a quand même une horrible voix off qui prend énormément de place (sorry Nick Offerman), hyper explicative, monotone, stérile. Pour moi, ça démontre que la nouvelle était très compliquée à adapter.
J’ai préféré le dernier segment, en mode teen movie Billy Elliot. Tu me mets une scène de bal de promo, je suis heureux. C’était une ballade calme et sensible avec une chouette scène de danse au milieu mais ça n’a pas pris sur moi.
Place aux jeunes (1937)
Make Way for Tomorrow
1 h 31 min. Sortie : 7 octobre 1937 (France). Comédie
Film de Leo McCarey
Peaky a mis 6/10.
Annotation :
3/1
C’est un film qui est abondamment salué par les plus grands réalisateurs (John Ford, Capra, Renoir, Orson Welles, Tavernier pour ne citer qu’eux, le placent parmi leurs films préférés). Ca parle d’un couple de retraités qui perdent leur maison après des défauts de paiements. Ils comprennent bien qu’ils sont devenus un poids pour leurs enfants.
Je me faisais la réflexion que c’était le genre de thème qu’on va retrouver chez Ozu par exemple et effectivement il l’aurait cité comme son inspiration principale pour Voyage à Tokyo.
Alors pourquoi ça n’a pas marché sur moi ? Je crois que pour que le film fonctionne, il faut à 100% apprécier les parents. On peut comprendre que les enfants soient ingrats, ils se refilent les parents. Mais même les parents ne sont pas très coopératifs. Ensuite, leur « sacrifice », c’était peut-être un sujet tabou à l'époque mais ça ne l’est plus vraiment aujourd’hui, c’est le cours de la vie. Du coup, ça ne m’a absolument pas touché (SPOIL : je pensais à 100% que les parents allaient se suicider, que c’était ça le grand sacrifice pour laisser la place aux enfants, mais non, c’est juste la maison de retraite).
Les meilleures scènes sont à la fin, quand le couple est réuni. Mais là où tout le monde dit que le film est ultra triste, là où Orson Welles dit que le film ferait pleurer même une pierre, je n’ai pas du tout été touché par cette histoire.
L'Épreuve du feu (2025)
1 h 45 min. Sortie : 13 août 2025. Drame
Film de Aurélien Peyre
Peaky a mis 9/10.
Annotation :
4/2
Bah vous savez quoi ? Je pense que je viens de voir mon film préféré de 2025. Quelle claque, j’étais tellement dedans.
Qu’est-ce que ça fait du bien de voir un film qui aime ses personnages. Y a aucun jugement, tellement d’empathie pour les deux personnages principaux. Après 3 minutes, tu les aimes, ce couple antinomique de jeunes, mais qui a l’air de s’aimer. T’as tellement envie qu’ils finissent ensemble et ça, c’est la marque des grands. Le gars est timide, maladroit, la fille est « bimbo » (sans que ce soit péjoratif - dans le sens où elle porte des tenues aguicheuses, qu’elle a des énormes faux ongles, un chihuahua etc.) et extravertie.
Le film a un flow exceptionnel. C’est drôle et touchant. L’image est très belle avec des vues magnifiques de Noirmoutier, on est dans un pur film estival. Je me sentais très impliqué dans le film dès la première minute, je trouve que c’est une énorme réussite.
Superman (2025)
2 h 09 min. Sortie : 9 juillet 2025 (France). Action, Aventure, Fantastique
Film de James Gunn
Peaky a mis 4/10.
Annotation :
6/1
Je sais pas, j’ai pas du tout passé un bon moment, je souffle très très fort. Ca joue mal, les dialogues sont horribles, les personnages sont lisses. Y a plein de gens qui disent que c’est le Superman le plus humain porté à l’écran, je l’ai juste trouvé antipathique, peu charismatique et juste pas intéressant. Y a vraiment rien qui m’a intéressé dans ce film.
Pourtant j’aime d’habitude bien James Gunn. Je le trouve très aseptisé et dispersé ici. Il
essaie bien d’être son temps, on a les singes qui propagent les messages haineux sur le net, les chefs d’états fantasques qui envahissent le pays voisin pour les délivrer du mal, les théories du complot, les fake news… Mais c’est juste fatiguant, ça ne délivre aucun message.
A la limite, j’aime encore bien le personnage totalement con de Green Lantern, avec un Nathan Fillon qui s’essaie sa meilleure imitation de Woody Harrelson. C’est peu.
Nous trois ou rien (2015)
1 h 42 min. Sortie : 4 novembre 2015 (France). Comédie dramatique
Film de Kheiron
Peaky a mis 5/10.
Annotation :
7/1
On ne doute pas de l’honnêteté du projet, c’est fait avec le coeur mais ce n’est pas pour ça que c’est bon. C’est très scolaire, dénué d’émotion (c’est très personnel, je sais que certains ont été touché), pas si bien joué. Sans être méchant, ça ressemble presque à un film de youtubeur qui a comme rêve de raconter la vie « héroïque » de ses parents. Il fait venir ses potes qui ont du buzz (Kyan Khojandi, Alexandre Astier, Jonathan Cohen) pour entourer deux, trois bons acteurs (Leila Bekhti, Gérard Darmon - un peu bizarre que la plupart des acteurs ne soient pas du tout iraniens d’ailleurs).
C’est à la limite un petit peu intéressant sur l’histoire politique iranienne, même si c’est exactement ce que je suis en train de lire en bien plus détaillé chez Maalouf.
J’aime bien le discours sur l’appropriation des lieux par les résidents à la fin « ils pensaient que rien n’était à eux. Ils se trompaient. Tout était à eux, fallait juste qu’ils le décident». Il y a une volonté de favoriser le vivre-ensemble qui est louable. Même si j’ai eu l’impression de voir deux films en un (une partie en Iran puis celle en France), qui racontaient des choses différentes et qui donc n’étaient abouties ni dans un cas ni dans l’autre.
Predator: Badlands (2025)
1 h 47 min. Sortie : 5 novembre 2025 (France). Action, Science-fiction
Film de Dan Trachtenberg
Peaky a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
8/1
Plutôt efficace, c’est du fast food, ça se graille sans déplaisir. Elle Fanning est parfaite dans son rôle, fait pour elle. Les visuels sont assez bons, surtout le maquillage/VFX du Predator.
Après, ce sera assez vite oublié.Trachtenberg a refait son film Prey, c’est presque le même. J’ai aussi l’impression d’être dans un jeu vidéo tellement l’histoire est banale et secondaire. Je dirais même que c’est un DLC plutôt qu’un jeu complet. C’est du survival dans une jungle d’une exoplanète, c’est plein de monstres tueurs et le but c’est d’aller tuer le plus gros. Ils tentent quelque chose sur la famille (le Predator a un frère et un père - introduits dans une scène très cruelle, Elle Fanning a une soeur, même le monstre a un fils) mais c’est assez bancal.
Des hommes d'honneur (1992)
A Few Good Men
2 h 18 min. Sortie : 16 décembre 1992 (France). Drame, Thriller
Film de Rob Reiner
Peaky a mis 6/10.
Annotation :
9/1
Je voulais rendre hommage au grand Rob Reiner, avec ce film de procès écrit par Aaron Sorkin. Il a tout du classique américain, avec des grosses têtes d’affiche (Tom Cruise, Jack Nicholson, Demi Moore, Kevin Bacon pour ne citer qu’eux).
Bizarrement, j’ai trouvé que les joutes verbales n’étaient pas si intéressantes, c’est assez pauvre en dialogue et en retournement de situation. Ce n’est vraiment que dans sa conclusion que le film fait sa réputation, avec un monologue culte d’un Jack Nicholson déchainé. Mais avant ça, tout m’a semblé très « automatique », « convenu ».
Filles de bonne famille (2003)
Uptown Girls
1 h 32 min. Sortie : 21 juillet 2004 (France). Comédie, Drame
Film de Boaz Yakin
Peaky a mis 6/10.
Annotation :
10/1
Un autre film assez culte aux Etats-Unis (600k notes sur Letterboxd, avec une note ultra élevée), alors que je ne connaissais pas du tout. Brittany Murphy est parfaite dans ce rôle de nunuche attachante (miss catastrophe / tête-en-l’air / nepo baby). Elle perd son héritage et doit se trouver un job pour la première fois, ne pouvant plus assumer son train de vie. Elle devient babysitter d’une Dakota Fanning redoutable, dans un de des premiers rôles.
C’est franchement hilarant dans sa première partie. Les répliques assassines de la gamine font chaque fois mouche. J’ai moins été touché par les émotions négatives de la deuxième partie. On est dans du gros classique américain, dans un film de Noel qui se passerait en mars.
Frankenstein (1910)
13 min. Sortie : 18 mars 1910 (États-Unis). Épouvante-Horreur, Muet
Court-métrage de J. Searle Dawley
Peaky a mis 6/10.
Annotation :
11/1
La première adaptation du monstre au cinéma. La copie n’est pas en bon état, mais suffisamment pour qu’on reste glué à l’écran pendant 12 minutes. Le cinéma à ses débuts, c’était un tour de magie.
https://www.youtube.com/watch?v=UI88SrxrnUk&list=WL&index=1&t=2s
Boy A (2007)
1 h 40 min. Sortie : 25 février 2009 (France). Drame
Film de John Crowley
Peaky a mis 7/10.
Annotation :
11/1
Avant SC, je tenais un fichier Excel où je notais ma watchlist de films et mon avancement dans les séries. J’ai retrouvé le fichier il y a pas longtemps, 14 ans plus tard et parmi la centaine de films, il me restait trois films non vus, dont celui-ci.
Tout est moche en Angleterre. Les villes sont moches, les bâtiments sont moches, la nourriture est moche, les gens sont moches. Et du coup, leurs films sont moches aussi. Y a toujours quelque chose de morne et lugubre. Les films peuvent être bons hein mais ils sont rarement réjouissants et agréables esthétiquement. C’est très lourd, dans le sens où le film porte un poids sur ses épaules du début à la fin. J’ai eu du mal à rentrer dedans (les infos sont assez floues, on ne comprend que plus tard qu’il a fait de la prison et qu’il s’agit de sa réinsertion dans la société) mais le film monte en puissance et il m’a quand même chopé sur la fin.
C’est le premier film d’Andrew Garfield et il est très fort, je l’aimais beaucoup dans Under the Silver Lake et Tick Tick Boom.
Le Criminel (1946)
The Stranger
1 h 35 min. Sortie : 7 avril 1948 (France). Thriller, Drame, Film noir
Film de Orson Welles
Peaky a mis 6/10.
Annotation :
13/1
1946 et Orson Welles sort déjà un film sur la traque des nazis aux Etats-Unis. Il insère même des vidéos des camps de concentration (c’est le premier à le faire) dans une séquence mémorable. Il n’a pas perdu de temps Orson, c’était important pour lui de contribuer à l’effort de guerre à sa manière, lui qui n’a pas participé aux combats (au contraire je John Ford et John Huston par exemple).
L’idée de base est sympa : le gouvernement relâche un nazi, dans l’espoir qu’il mène à un plus gros poisson. Un peu bizarre cependant de n’affecter qu’un seul détective à cette traque mais le thriller paranoïaque est efficace. On suit sans mal l’intrigue malgré la pauvreté des dialogues, auxquels Welles avait interdiction de toucher. Charcuté de 30 minutes par le studio (comme le fut l’exceptionnel La splendeur des Amberson), c’est le film dont il sera d’ailleurs le moins fier (alors même que c’est le seul qui sera profitable financièrement).
Orson Welles c’est peut-être le réalisateur qui me choque le plus systématiquement en terme de technique. Chaque scène, chaque plan, y a des choses à dire, y a des trouvailles, du travail.
Enfin, c’est aussi un très bon acteur, il est toujours excellent dans les monstres, les grands hommes.
La Merditude des choses (2009)
De helaasheid der dingen
1 h 48 min. Sortie : 30 décembre 2009 (France). Comédie, Drame
Film de Felix Van Groeningen
Peaky a mis 6/10.
Annotation :
14/1
Juste avant le très marquant « Alabama Monroe », Felix Van Groeningen réalisait La merditude des choses, au titre annonciateur. On y retrouve une famille de cassos flamands (qui ne sont pas bien différents que les cassos wallons), soit quatre frères à mulet bien trentenaires qui vivent chez leur pauvre mère. Tous se réfugient dans un alcoolisme complètement incontrôlé.
C’est dans ce contexte de beuveries constantes, d’oisiveté et de grossièretés, que doit évoluer la nouvelle génération, qui essaie un instant de s’y conformer, avant de trouver sa propre voie. On dirait un Paul Verhoeven des débuts, avec sa fougue et son côté débridé. C’est assez hardcore (à se demander si on sait faire autre chose en Belgique), mais il m’a maqué un petit peu d’attachement aux personnages, souvent repoussants.
La Condition de l'homme 3 - La Prière du soldat (1961)
Ningen Jouken - Kanketsuhen
3 h 10 min. Sortie : 28 janvier 1961 (Japon). Drame, Historique, Guerre
Film de Masaki Kobayashi
Peaky a mis 9/10.
Annotation :
17/1
Ca faisait longtemps mais c’est un des très rares films où je me suis dit « ah oui, quand même, c’est potentiellement un des meilleurs films du monde en fait ». On ne fait pas de chichis dans la conclusion de cette trilogie hors-norme. J’ai eu des frissons tellement c’est du grand cinéma. Y a des séquences dans la première heure que je n’oublierai jamais. Y a des angles de caméra qui donnent tellement de sens et d’impact. La dernière fois que j’ai vécu ça, c’était Onibaba (un des meilleurs films de tous les temps, vous avez vu qu’ils vont en faire un remake américain ?).
Le contexte : la guerre contre les soviétiques a mené à la déroute de l’armée japonaise. On est en plein survie en Mandchourie, soldats éparpillés et civils japonais luttent contre la famine, à l’agonie dans ces forêts sans fin. Difficile de garder sa boussole morale dans ces conditions (et le titre prend tout son sens - tout comme l’évolution morale et philosophique de Kaji, mené par un éternel Nakadai).
Y a un mec dans les statuts qui a dit quelque chose du style « c’est parce que vous vous êtes tapé 9h de film mou que vous mettez des notes folles ? ». Et franchement, c’est impossible que le mec ait vu le film, on est juste à l’opposée totale de ça.
Sinon, on est en janvier et j’ai déjà mis deux fois 9/10 alors que je ne l’ai pas mis de toute l’année passée, que se passe-t-il ?
Le Septième Juré (1962)
1 h 44 min. Sortie : 18 avril 1962. Policier, Drame
Film de Georges Lautner
Peaky a mis 7/10.
Annotation :
20/1
Film de procès au pitch assez sympa, où Bernard Blier se retrouve juré d’un meurtre qu’il a lui-même commis (concept copié volé par Eastwood et son juré n°2 en fait). En plus le mec joue au bridge avec policiers, procureurs et commissaires, autant dire qu’il est plein coeur de l’affaire et qu’il a des états d’âme.
C’est mon huitième film de Lautner tout de même, il a déjà le goût pour les répliques assassines, même si on n’est pas encore au stade de ses géniales collaborations avec Audiard (Flic ou Voyou, Les Tontons flngueurs, Le Professionnel…).
J’ai trouvé l’ambiance assez lourde et pesante, surtout que la voix off du début prend beaucoup de place. J’ai donc eu du mal à rentrer dedans. Mais ça reste très propre techniquement, bien interprété, intéressant sur la fin et globalement, je ne vais pas en garder un mauvais souvenir.
L'Homme au masque de fer (1998)
The Man in the Iron Mask
2 h 12 min. Sortie : 1 avril 1998 (France). Action, Aventure
Film de Randall Wallace
Peaky a mis 5/10.
Annotation :
23/1
Quel casting de fou malade quand même. DiCaprio, Depardieu, John Malkovich, Jeremy Irons, et même Judith Godrèche, Hugh Laurie et j’en passe. Comment je ne connaissais pas ça ? Cette reconstitution ambitieuse de l’épilogue des Trois Mousquetaires est réalisée par le scénariste de Braveheart et Pearl Harbor.
Si des libertés sont prises avec le roman de Dumas, il y a de quoi faire quelque chose de passionnant, style comte de Monte-Cristo. Dommage que ce ne soit juste pas bien. On nage souvent en pleine série B, avec de l’acting catastrophique, des ralentis hilarants,
Et pourtant, on nage parfois en pleine série B, avec de l’acting aléatoire, des ralentis hilarants et un scénario catastrophique (l’ordre dans lequel sont révélés les points clés de l’intrigue est hilarant). Pas totalement déplaisant pour la rigolade mais quel raté quand même.
Bugsy Malone (1976)
1 h 35 min. Sortie : 25 août 1976 (France). Comédie musicale, Comédie, Policier
Film de Alan Parker
Peaky a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
27/1
Le film reproduit tout l’univers des films de gangsters des années 30, mais tous les rôles sont tenus par des enfants (une idée du fils d’Alan Parker apparement). Ca crée un décalage intéressant, l’idée est vraiment sympa. On a remplacé les balles de la Thompson par des tartes à la crème, les Ford Model A n’ont pas de moteurs mais des pédaliers.
C’est une comédie musicale parodique qui fonctionne, c’est carré et on se met à imaginer tous les films qui devraient avoir leur penchant « joué par des enfants ». La musique de Paul Williams (Phantom of the Paradise) est assez mémorable et fut nommée aux oscars
J’avais un peu de mal avec l’acting, je trouvais que le mixage son était déconnecté de l’image. Par contre, Jodie Foster (le film sort la même année que Taxi driver) nage complètement au-dessus de la mêlée.
Baby Cart 2 : L'Enfant massacre (1972)
Kozure Ôkami: Sanzu no kawa no ubaguruma
1 h 25 min. Sortie : 22 avril 1972 (Japon). Action, Arts martiaux
Film de Kenji Misumi
Peaky a mis 7/10.
Annotation :
28/1
Plus efficace, plus direct que le premier. Ce second opus de la saga fait la part belle aux combats, alors que les tentatives d’assassinats et les duels se multiplient. La mise en scène est toujours hyper classe, t’as l’impression de voir du peak Sergio Leone ou du Tarantino, c’est assez mythique.
Par contre; c’est presque trop de combats, ce n’est que ça, l’histoire n’a pas avancé d’un pouce. Je sais pas, il me manque quelque chose pour vraiment accrocher (ça coince au niveau des personnages, tous éphémères, de l’histoire et de l’émotion pour moi).
A Scene at the Sea (1991)
Ano natsu, ichiban shizukana umi
1 h 41 min. Sortie : 23 juin 1999 (France). Romance, Comédie dramatique, Drame
Film de Takeshi Kitano
Peaky a mis 7/10.
Annotation :
30/1
Film carte postale, tu te poses, tu te laisses porter par les vagues car le film n’en fait pas. C’est un très joli petit film en bord de mer, signé Kitano, son tout premier sans violence. Il met en scène un éboueur sourd-muet qui a un rêve : apprendre à surfer. Il arrête même d’aller bosser et s’essaie à la compétition.
Très peu de mots donc, drames et joies ne sont que silences, avec une musique extradiégétique magnifique et pertinente de Joe Hisaishi.
Le Roman d'un tricheur (1936)
1 h 21 min. Sortie : 18 septembre 1936. Comédie
Film de Sacha Guitry
Peaky a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
23/1/26
De Sacha Guitry, je connaissais l’exceptionnel Bonjour, qui m’avait plié de rire du début à la fin. Et c’est vrai qu’on retrouve dans son écriture des traits d’humour parfois d’une finesse très efficace. Il nous raconte ici l’histoire d’un mec qui raconte ses mémoires. Le fil rouge est simple : le mec s’est juré de ne plus jamais être malhonnête mais la vie le teste constamment.
Le film est pionnier à bien des égards, Sacha Guitry explore toutes possibilités de la magie du cinéma. Notamment dans ce chouette faux plan-séquence, où Guitry change de tenues tel un transformiste, se permettant des clins d’oeil à la caméra. C’est aussi un des premiers film à utiliser la voix off, surement le premier à en faire l’élément central de la narration.
Alors j’étais étonné de trouver le temps un peu long et monotone avec ce roman d’un tricheur, malgré ses 81 minutes. J’y vois deux raisons principales :
Déjà, la voix de Sacha Guitry me disait quelque chose, ça me perturbait. Et j’ai fini par trouver : le boug a la même voix que Finkielkraut, c’est très déstabilisant. A tel point, que j’avais envie de m’écrier « AH, CA A COMMENCÉ ? »
Et deuxièmement, je trouvais la voix off vraiment trop présente, comme si Guitry, trop content de sa trouvaille, abusait de son nouveau joujou (même si c’est compréhensible).
À l'approche de l'automne (1960)
Aki tachinu
1 h 19 min. Sortie : 10 novembre 2021 (France). Drame
Film de Mikio Naruse
Peaky a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
25/1
C’était mon premier Naruse et j’ai beaucoup aimé. On a un film à hauteur d’enfant, tendre et très juste. On se croirait totalement chez Kore-Eda, tellement on sent une connexion spirituelle entre les deux réalisateurs. Dans ces familles recomposées, il y a cette même vision du quotidien comme drame discret, comme un calme désenchantement.
Si Naruse m’a l’air plus pessimiste et cruel que Kore-Eda, on se sent tout aussi investi et concerné. Le jeu très convaincant des enfants participe évidemment à ce sentiment.
Un plan simple (1998)
A Simple Plan
2 h 01 min. Sortie : 24 mars 1999 (France). Drame, Policier, Film noir
Film de Sam Raimi
Peaky a mis 7/10.
Annotation :
31/1
Il y a de la diversité dans le cinéma de Sam Raimi, c’est certain. On se retrouve pour un thriller parano enneigé à la Fargo (Raimi demanda d’ailleurs des conseils aux frères Coen). Trois gars trouvent 4 millions de dollars dans un avion écrasé et c’est évidemment le début des ennuis.
C’est le genre de film où une mauvaise décision en entraine une autre et on est vite dans une descente aux enfers inextricable.
On a un trio d’acteur d’envergue, avec Bill Paxton, Brent Briscoe et un fantastique Billy Bob Thornton, méconnaissable. J’ai eu beaucoup de mal au début, je trouvais que les personnages insupportables. Ils prennent constamment des décisions hallucinantes, disent des choses horribles (même la femme enceinte, qui semblait au-dessus de la mêlée).
Cependant, la deuxième heure sauve complètement le film. Il y a enfin des retournements de situation, les personnages deviennent attachants, on comprend mieux leurs actions.
Il bidone (1955)
1 h 53 min. Sortie : 29 février 1956 (France). Comédie dramatique
Film de Federico Fellini
Peaky a mis 6/10.
Annotation :
3/2
Quelle terrible idée de film quand même. Des escrocs arnaquent de très pauvres gens, leur soutirant le peu de sous qu’ils ont, c’était dangereux. Surtout que Fellini essaierait presque de nous les rendre sympathiques ces affreux personnages. En vain. Et si on y réfléchit, il n’y a même pas vraiment de remise en question des escrocs, jusqu’au bout.
Si esthétiquement, Fellini c’est toujours quelque chose, je trouve que le film ne sait pas où il va, ne sait pas quoi faire de ses personnages. Certains sont même abandonnés en cours de route. Dans les deux premiers tiers, c’est difficile de s’accrocher, j’ai du lutter pour poursuivre. Je préfère largement les deux autres films de la trilogie néoréaliste de Fellini (La Strada et Les nuits de Cabiria - les trois avec Giuletta Masina d’ailleurs).
Cependant, le dernier tiers est tout de même réussi, dans cette relation père-fille sortie de nulle part mais touchante et efficace. Dommage de ne pas en avoir commencé par ça.
Sayat Nova - La Couleur de la grenade (1969)
Sayat Nova
1 h 17 min. Sortie : 27 janvier 1982 (France). Historique, Expérimental
Film de Serguei Paradjanov
Peaky a mis 3/10.
Annotation :
4/2
Désolé mais c’était de la torture. Donnez-moi une corde, ça ira plus vite.
C’est tellement inconfortable à regarder, à écouter. Les son c’est pour rendre fou, personne regarde ça pour son plaisir. Les mecs sont portées aux nues parce qu’ils font les trucs bizarres et abscons possibles, dans contrées exotiques sur des sujets que personne ne connait et sur lesquels on n’apprend rien. Allez c’est sympa de voir un arménien soviétique tourné en Géorgie sur un poète inconnu. Mais c’est sympa juste de le dire, pas à voir.
Pourtant de Serguei Paradjanov, j’avais déjà vu Les Chevaux de feu. Et ça ne m’avais pas dégouté. La narration était incompréhensible, c’était chaotique mais au moins il y avait une fascination pour les images et une technique folle. Là, c’est du cinéma d’art et d’essai si vous voulez. Il a essayé peut-être mais pour l’art, ce sera sans moi.
Frances Ha (2012)
1 h 26 min. Sortie : 3 juillet 2013 (France). Comédie, Drame
Film de Noah Baumbach
Peaky a mis 5/10.
Annotation :
5/2
Tout se joue sur un point : le degré de sympathie que vous avez pour Frances. Si tu vas sur la page du film et tu lis « Oh on aimerait trop vivre dans ce film, on aimerait trop être ami avec Frances, c’est feel-good c’est trop bien ». Et c’est marrant parce que je pense exactement le contraire de ça. C’est déprimant, Frances est une horrible amie, c’est même un horrible être humain.
Elle a le niveau de maturité d’un cornichon, c’est miss catastrophe, indécise et autocentrée (des défauts qui lui sont reprochés d’ailleurs), ultra gênante en public (le jeu de la bagarre pardon ??? c’est psychiatriquement inquiétant hein), éperdument mythomane et j’en passe. C’est quoi comme idée d’écrire un personnage de 27 ans avec des dialogues et une mentalité d’un enfant de 8 ans ? C’est Poor Things ou quoi ?
Je préfère 100 fois Greta Gerwig comme réalisatrice, ça passe pas du tout comme actrice du coup c’était un peu un calvaire pour moi. Y a à la limite un jolie photographie, la partie à Paris est la meilleure même si c’est la réunion de tous les clichés que les américains peuvent avoir sur la ville, c’est pire qu’Emily in Paris
Point de rupture : 1975 (2025)
Breakdown: 1975
1 h 32 min. Sortie : 19 décembre 2025. Cinéma
Documentaire de Morgan Neville
Peaky a mis 7/10.
Annotation :
8/2
Un documentaire avec des interviews exclusives a de fortes chances d’être intéressant. C’est une analyse édifiante du Nouvel Hollywood et ça montre bien que le cinéma est souvent (sinon toujours) le miroir de son époque.
La Femme de ménage (2025)
The Housemaid
2 h 11 min. Sortie : 24 décembre 2025 (France). Thriller
Film de Paul Feig
Peaky a mis 5/10.
Annotation :
11/2
Pas de quoi s’extasier, y a certains succès qui sont bien énigmatiques. C’est pas catastrophique non plus, mais c’est si peu marquant, si peu frémissant. On a parlé à tort et à travers des twists mais les fusils de Thekhov ce sont des bazookas, tu peux pas les rater. C’est très peu dans la subtilité, y a des énormes sabots. Rien que dans les cinq premières minutes, on insiste fort « oh tient la chambre n’a qu’une petite fenêtre qui ne s’ouvre pas » et « oh by the way, tu peux mettre ta musique à fond, on ne t’entendra pas ».
Mais ma plus grande déception, c’est Sidney Sweeney, actrice que j’aime bien au demeurant, que je suis bien plus talentueuse qu’on le laisse entendre et qui ne mérite en rien la haine. Et ici, je la trouve complètement en-dessous, ça minaude beaucoup, c’est pas du tout intéressant comme jeu. Surtout qu’à côté d’elle, Amanda Seyfried se donne à fond et sauve le film.
Je termine sur cette manie de tout sur-expliquer, comme si on ne pouvait pas comprendre les non-dits, c’est contre-productif. Le nivellement par le bas, c’est aussi ça. Et pour un côté positif, j’ai aimé le choix de chansons pop assez curieux.
Hamnet (2025)
2 h 05 min. Sortie : 21 janvier 2026 (France). Biopic, Drame, Historique
Film de Chloé Zhao
Peaky a mis 7/10.
Annotation :
14/2
Le meilleur film de Chloe Zhao, même si je ne me joins pas totalement à la hype. Comme toujours, c’est très propre dans la mise en scène et ça joue surtout super bien (Mescal, Buckley mais surtout le petit garçon c’est fou ce qu’il fait). J’ai surtout aimé le final mais globalement, j’ai trouvé que y avait de grosses ficelles avec de gros violons, j’ai pas réussi à être pris par l’émotion. C’est ultra intimiste, je trouve que ça développe peu de thèmes finalement.
Zootopie 2 (2025)
Zootopia 2
1 h 47 min. Sortie : 26 novembre 2025. Animation, Aventure, Comédie
Long-métrage d'animation de Jared Bush et Byron Howard
Peaky a mis 6/10.
Annotation :
15/2
Pourquoi pas, y a pas mal de rires francs. J’aime bien les zebros et l’hippo-taxi. Il faut rester attentif parce qu’ils carburent sur les jeux de mots sur les animaux, tout y passe. Y a des vannes pas qui sont intraduisibles en français, on perd à la traduction.
J’ai largement préféré le premier film personnellement. Je le trouvais plus fort politiquement (en tous cas le message était plus évident). L’enquête ici ne m’intéresse pas trop, les étapes sont des excuses pour faire durer. J’ai pas tellement aimé les nouveaux personnages et j’ai trouvé Judy hyper relou, le renard doit littéralement lui sauver la vie plusieurs fois parce qu’elle n’a pas de cerveau, c’est pas normal que ce soit lui le raisonnable.
Enfin, c’est quand même un sacré film d’hyperactif, hors de question que les gamins de donner l’occasion aux gamins de décrocher une seconde. Le film, c’est un parc d’attractions.
A Real Pain (2024)
1 h 30 min. Sortie : 26 février 2025 (France). Drame, Road movie
Film de Jesse Eisenberg
Peaky a mis 5/10.
Annotation :
17/2
C’est marrant de voir ça dans l’avion. Ça commence dans un aéroport, t’as l’impression de faire partie de l’aventure.
C’est probablement un film très personnel pour Jesse Eisenberg mais ça ne m’a pas du tout touché. Deux cousins juifs font une visite guidée de la Pologne sur le thème de la Shoah. Et j’ai juste eu l’impression de suivre péniblement la visite guidée, entre mémorial de guerre et camp de concentration.
J’aime bien Kieran Culkin, il correspond bien au rôle mais c’est l’exact même personnage que dans Succession. Je me suis posé la question tout le film de savoir si je le trouvais insupportable ou juste atta-chiant.
Y a la même musique du début à la fin, c’est à rendre fou. Ça a pas dû leur coûter grand chose en droits d’auteur au moins.
Springsteen: Deliver Me From Nowhere (2025)
2 h. Sortie : 22 octobre 2025 (France). Biopic, Drame, Musique
Film de Scott Cooper
Peaky a mis 6/10.
Annotation :
17/2
J’ai eu l’impression de voir le même film que celui sur Bob Dylan, vu pile il y a un an. Le même artiste torturé à l’harmonica. Ici aussi on va se focaliser sur une petite partie de la vie du chanteur. On voit l’histoire derrière ses chansons, à travers des flash backs de son enfance.On est très dans la technique, comment l’album fut enregistré, les choix de production. Beaucoup dans la relation avec son père et son combat contre la dépression (pas totalement compris d’où elle venait d’ailleurs cette dépression). Mais du coup c’est mou du genou. Il y a une glorification de l’artiste (forcément), qui a une vision, qui croit en lui envers et contre tout. C’est toujours un peu délicat de faire un film sur quelqu’un qui est encore bien vivant et derrière le projet
C’est pas méchant du tout, c’est même plutôt agréable. Mais je suis pas assez fan du monsieur (je ne connaissais que Born in the USA, sympa d’apprendre que l’idée de chanson vient d’un script de Schrader, proposé à Springsteen et De Niro) que pour être intéressé et/ou ému outre mesure.
Les acteurs sont sympas. Je parlais de Kieran Culkin dans a real pain, on a un autre son compère de Succession ici. Et pour le coup Jeremy Strong, il se réinvente tout le temps.
































