Mouerf

La liste des films ni bons ni mauvais. Ni coups de gueule, ni indulgence [encore que...].

Liste de 11 films créée il y a environ 5 ans · modifiée il y a plus de 4 ans
Les Olympiades
6.7

Les Olympiades (2021)

1 h 45 min. Sortie : 3 novembre 2021. Drame, Romance

Film de Jacques Audiard

Adrast a mis 5/10.

Annotation :

Bon le noir et blanc c'est bien zoli, et surtout ça permet de semi-censurer les scènes de cul, mais la narration est rincée faut bien avouer, privilégiant l'insignifiant [spéciale dédidace à Jean-Droitard qui semble apprécier ce mot] pas bien passionnant.

Audiard fait son Noé Kechichisé et se noie dans le cul facile. Voir ces parigos flirter entre la galérance et le fric, entre la critique d'un ordre social qui déprécie les profs et l'exploitation de l'homme par l'homme par l'immobilier, y'a de quoi s'y perdre et se désintéresser. De quoi se laisser glisser comme les persos et finalement lâcher l'affaire assez vite, devant ce jeu sans enjeux en pure perte.

Le cul c'est bien mignon 2 secondes dans le genre faussement subversif, la critique en sous-couche de l'ultra-réseau-socialisation de la société par le biais du harcèlement fait un peu boomer sur les bords, et le double triangle amoureux c'est bien mais c'est du réchauffé. Faut avoir des affects parisiens (d'origine ou d'adoption) pour apprécier un truc pareil.

Pleasure
6.5

Pleasure (2021)

1 h 49 min. Sortie : 20 octobre 2021 (France). Drame

Film de Ninja Thyberg

Adrast a mis 5/10.

Annotation :

Au final je sais pas si c'est la version censurée qui fait ça ou quoi mais le film est un peu trop planplan [et pourtant ça s'offre le luxe d'être inconfortant à plusieurs reprises] et complaisant envers le monde du porno dont il emploie des acteurs "connus" (Abella Danger [vite zef], Evelyn Claire entre autres) et des producteurs comme Spiegler sans forcément les montrer sous leur mauvais jour [même concernant EC qui a un rôle de peste, puisque tout est fictionnalisé], surtout Spiegler, qui au final s'en sort plutôt bien et n'est pas montré comme l'exploiteur de bouts de viande ["ouhloulou le non-respect des travailleuses du sexe ouhloulou"] qu'il est en réalité. Une sorte de film le cul entre 2 chaises, à devoir rendre hommage à une industrie "huuuuuuuuuugeeeee Ohmagad" qui donne au film ce surplus de réalisme, et "en même temps" à montrer un peu quand même que les actrices sont malmenées tout en se soumettant pour les plus "successful" au règne du Dieu Argent [on se souvient de Katsuni qui disait faire du porno seulement pour le "plaisir" [sous-entendu jamais oh grand jamais pour l'argent]], quitte à renier leurs pairs, leurs principes, et à repousser leurs limites. Tragédie classique de la comédie humaine, donc. Mais bon au final ça dit pas grand-chose de la saloperie de ce milieu où tout le monde baise tout le monde, au sens propre comme au figuré [de Manuel Ferrara qui passe pour un bon samaritain sur Twich' en valorisant son éthique pornographique déjà bien limite, tout en construisant un empire immobilier d'exploiteur par derrière, aux producteurs les moins scrupuleux comme Woodman ou comme on a pu avoir en France avec Jacquie et Michel, Pascal OP et compagnie].

Le film se termine comme il a commencé, sur une aporie [ohlala didon il vient de loin ce mot] qui en dit long sur le non-sens du bouzin.

"Saféréfléchir" sur sa relation au porno mais au final (du final du final du final du coup du coup du coup) ça appuie pas assez là où ça fait mal.

"So is it business or pleasure???"
https://youtu.be/Z6amdsfnFLU?t=166

Cry Macho
5.3

Cry Macho (2021)

1 h 44 min. Sortie : 10 novembre 2021 (France). Drame, Western, Thriller

Film de Clint Eastwood

Adrast a mis 5/10.

Annotation :

Papy Eastwood fait du papy Eastwood, mais cette fois c'est comme s'il s'était adjoint les services d'un jeunot pour rendre la réal' et le montage plus nerveux. Et comme s'il passait au confessionnal pour admonester ses péchés, histoire de pas finir en enfer. C'est fini les conneries de macho, là papy est toujours puissant du zgueg' mais il s'en sert pour le bien commun. Là pour sauver un mouflet des griffes d'une mère nympho délinquée, mais aussi pour répandre l'amour à travers le monde.

C'est déjà mieux que La Mule mais c'est pas fantastique.

Encanto : La Fantastique Famille Madrigal
6.3

Encanto : La Fantastique Famille Madrigal (2021)

Encanto

1 h 39 min. Sortie : 24 novembre 2021. Animation, Aventure, Fantastique

Long-métrage d'animation de Jared Bush, Byron Howard et Charise Castro Smith

Adrast a mis 5/10.

Annotation :

C'est assez zoli, même si je suis pas fan de la DA qui rend tout rondouillard [rendez-nous les corps émaciés de nos Disney austères de notre enfance, Cendrillon en tête] comme c'est la mode dans les derniers Pixar, mais en-dehors de ça ça manque d'ordre dans le scénario. Finalement on voit pas très bien les grandes lignes se dessiner, ça manque d'enjeux réels et de péripéties. On est entre la comédie musicale, le fantastique à la Pottère/En avant, le film d'aventure très très light et le drame familial. C'est riche visuellement et ça essaie de ne pas s'enfoncer dans un carcan, c'est déjà ça.

Y'a presque trop de persos au final, même si tout gravite toujours autour de la même gamine qui manque d'empowerment, au sens de pouvoir magique comme d'autorité, pour briller aux yeux de sa matrone ingrate [tiens tiens Cendrillon comme nous revoilà].

Au final c'est vite oubliable, ça glisse comme une moto sur une route de campagne un matin givré, mais ça brille jamais vraiment malgré tout ce polish et ce clinquant.

Madres paralelas
6.5

Madres paralelas (2021)

2 h. Sortie : 1 décembre 2021 (France). Drame

Film de Pedro Almodóvar

Adrast a mis 5/10.

Annotation :

Presque comme d'hab' avec Almodovar, on s'emmerde, perdu dans les méandres de la névrose féminine [oui je sais ça n'existe pas, oui je sais c'est misogyne, alors remplacez par "condition féminine" et là ça passe] et le rythme ralenti du temps long.

Et lalali et lalala que je suis une belle femme épanouie dans la quarantaine filmée sous tous les angles pour bien montrer ma beauté (très mascarée) qui n'a pas à rougir face à cette jeune pas vraiment bien mise en valeur avec sa coupe à la garçonne, et que je te montre que les gosses de riches ont besoin de s'émanciper de l'emprise de leurs parents autant étouffants que paradoxalement absents.

Des portraits de femmes qui se croisent, se décroisent puis se recroisent avec un diptyque de bambins comme prétexte à des intrigues amoureuses, des déchirements, de la passion, de la chique et du molard. Et une vague histoire d'enterrement de résistants anti-Franco sortie de nulle part pour définitivement donner une caution "gauche antifasciste" au père Almodovar et à son œuvre. Tellement inutile qu'on en parle très vite zef en début de film pour que ça ressurgisse vers la fin et qu'on prenne un peu plus le temps de nous narrer le pourquoi du comment. Pas très utile à part montrer les différences de vues entre classes richoux-collabos [la garçonne émancipée] et classe d'on sait pas trop quoi mais déjà moins favorisée que la fille d'actrice garçonnière [la Pénélope soi-disant de gauche mais au prénom après tout suspect depuis l'affaire Fillon, c'est comme Jean-Marie c'est grillé maintenant], à l'occasion par exemple d'une dispute au sujet du passé franquiste du pays, et de la position, passive ou active à adopter.

Donc c'est cool que le propos soit un minimum politique, avec des allusions par-ci par-là, notamment sur un ton rigolard en disant que les artistes sont de gauche et que la mère s'y sent en décalage avec son look de bourgeoise, mais au final ça n'a pas grande utilité et ça s'insère pas très bien dans un scénar' basé sur la psychologie maternelle. Hormis, peut-être, de loin, par cette idée de filiation, de repère généalogique et de besoin de connaître ses ancêtres pour savoir qui on est. Mais c'est tiré par les cheveux dans le contexte du film, il aurait été plus judicieux de faire un 2e film historique à côté, avec pourquoi pas des remous dramatiques plus en rapport avec les défunts et leur descendance directe. Un truc en plein dans le sujet, plutôt que cet échafaudage de petits pois dans la purée.

Le Test
5.6

Le Test (2021)

1 h 25 min. Sortie : 29 décembre 2021. Comédie

Film de Emmanuel Poulain-Arnaud

Adrast a mis 5/10.

Annotation :

En gros, on est encore dans l'axe "gauche du cul, droite des cocus". Sympateuche et y'a un feeling feel good "les jaunes tous ensemble avec Croncron" à la Play, comme d'hab' grâce à la musique fédératrice et qui "connecte les pipeuls" mais bon voilà on est toujours face à des petits bourges en marche [heureusement qu'ils sont en surnombre parmi les électeurs, ça va assurer la réélection de Manu "Militari" Pognon].

Toutes les apparences du luxe érigées en norme (occidentale du moins) sont là : Mercedes EQV, monospace électrique 8 places à 75 000 balles [le prix de ma maison qui pue] (sans les options [#cidolajalousie]) qui n'a sûrement rien coûté à la prod, merci le beau placement produit qui fait des miracles ; le beau gosse de la famille promis à une prépa et à un master à HEC ; papa, maman et l'entourage qui sont gériatre, cancérologue, psys ; baraques de streameurs exilés fiscaux à Dubaï pour des gens qui l'ont bien mérité comme ce fils à pôpa-maman hippiso-krautrocké 100 mètres carrisé qui fume des cigarettes qui font rire et nique des mamans rangées des voitures.
Bref, tout est là, mais comment peut-il en être autrement quand le directeur adjoint de la programmation des cinémas Pâté-Gromont est lui-même issu d'HEC ? [comme dirait une ancienne collègue "bah c'est normal, on va pas prendre des ploucs pour faire des boulots à responsabilités"].

En attendant Bojangles
6.5

En attendant Bojangles (2022)

2 h 04 min. Sortie : 5 janvier 2022. Drame

Film de Régis Roinsard

Adrast a mis 5/10.

Annotation :

Et que ça gigote de la patte et que ça tape des crises comme dans le film avec Leïla Bekhti et son schizo de mari abonné aux films FR de second rang. C'est bien beau le cinéma fran-çais et ses tics théâtraux, mais bon ça donne pas vraiment envie d'y accroire, mon cher Blaise, mais plutôt de comparer qui "cabotine" le plus entre le mioche qui se donne des airs de petit singe savant ["mais bordel mais j'ai le droit !"] souriant, la mère qui fait la fofolle puis la vraie folle, le papa joueur, manipulateur et malicieux.

Y'a du biscuit, il se passe des trucs, on n'est clairement pas là pour s'ennuyer, mais bon voilà encore aurait-il fallu nous pondre quelque-chose d'un peu plus palpitant, de moins routinier dans le genre "moi fofolle moi perdre les pédales du coup hop vas-y que ma famille en chie avec moi aussi mais ouf heureusement c'est ouf la vie est belle lelelel".
J'avais même pas envie de m'en prendre à leurs lubies boubourges de château en Espagne et à leur train de vie dispendieux, j'avais juste envie de revoir Felicita.

Romain Duris commence à avoir un peu trop les dents jaunes pour un acteur, attention carton jaune, bientôt l'éviction.

Ah oui et puis comme ça devient une habitude, Vierginie Zafira est encore à poil dans çui-là.

The King's Man - Première Mission
5.7

The King's Man - Première Mission (2021)

The King's Man

2 h 10 min. Sortie : 29 décembre 2021 (France). Action, Aventure, Comédie

Film de Matthew Vaughn

Adrast a mis 5/10.

Annotation :

Un film con comme un ballon avec son lot de scènes marquantes mais tellement pétées et injustifiables qu'on se demande si on n'a pas affaire à un auteur de parodie qui s'est dit "tiens j'vais m'essayer à un film sérieux, faisons comme d'habitude, j'écris des conneries de film d'action nanaresque mais cette fois-ci j'y mets toute la classe et le flegme british qu'on attend d'un JB, ça va passer c'est sûr, les gens connaissent bien Kingsman et aiment bien ce ton impertinent qui les prend un peu beaucoup pour des cons". Le scénario est en pilotage automatique, il file tout droit, tout est concon de chez concon, on n'est jamais perdu, c'est simplifié à l'extrême, à tel point qu'on frise toujours le nanar donc.

Raspoutine, Lénine, les rois de mon trou d'balle, tout le monde y passe, toutes les figures historiques sont repassées à la moulinette des salades hollywoodiennes et sous le rouleau compresseur des concepteurs de théories du complot que même tes potos complotisto-poulopopoulisto-antisémito-fascisto-platisto-antivax oseraient pas imaginer.

Con comme un ballon, et ça marche. Le spectateur n'est jamais confus, il ne se gratte pas la tête un seul instant [sauf pour déloger ses poux ou ses peaux mortes] comme devant un Tenet ou un Spectre, il "déguste" les scènes qui s'enchainent à un rythme assez bien dosé pour qu'il ait du mal à décrocher [sauf bien entendu pour souffrir de ses voisins de derrière qui tapent dans son dossier, du vieux de devant qui fait grincer son siège en s'en foutant, et du daron de droite qui fait bouger son siège en se recalant toutes les 10 minutes].

Un bon film à la con quoi.

Ouistreham
6.7

Ouistreham (2021)

1 h 46 min. Sortie : 12 janvier 2022. Drame

Film de Emmanuel Carrère

Adrast a mis 5/10.

Ruptures
6.4

Ruptures (2021)

Les Grandes Écoles en bouleversement

1 h 01 min. Sortie : 9 février 2022 (France). Écologie, Société

Documentaire de Arthur Gosset

Adrast a mis 5/10.

Zaï Zaï Zaï Zaï
5.7

Zaï Zaï Zaï Zaï (2020)

1 h 23 min. Sortie : 23 février 2022. Comédie

Film de François Desagnat

Adrast a mis 5/10.

Annotation :

Ahahahahah, dans un univers parallèle où on serait tous fans de Michael Youn ce serait marrant, un peu. Y'a de bons moments mais aussi de sacrés passages de chiasse. "Ze sé pas si c de la nullardise ou du zéni" comme dirait Jean-Twittos de la Senscritiquardière.