Vu en 2026
La classique liste des films vus au cours de l'année.
Durant les derniers mois de 2025, j'arrivais plus facilement à aller voir des films au ciné qu'à en regarder chez moi, on verra quelle sera la tendance en 2026.
40 films
créée il y a 4 mois · modifiée il y a 1 jourDhurandhar (2025)
3 h 25 min. Sortie : 5 décembre 2025. Action, Drame, Gangster
Film de Aditya Dhar
arnonaud a mis 6/10.
Annotation :
[Janvier]
Vu au cinéma
Et je commence l'année avec un film indien ! Qui nous fait le coup de la partie 1 de plus de 3h, mais heureusement se tient en tant que film seul.
Dhurandhar s'intéresse à la situation géopolitique compliquée entre l'Inde et le Pakistan, en disant se baser sur des faits réels, donc il faut vraiment le regarder avec du recul, vu qu'on sait que le cinéma indien assez propagandiste avec ce genre de sujets.
Le pitch est très simple : pour contrer les attaques des terroristes pakistanais, l'Inde décide d'envoyer un super agent au Pakistan qui sera chargé de s'infiltrer sur le long terme dans une organisation mafieuse/criminelle du pays qui fait dans la contrefaçon d'armes et le marchandage d'armes en général. A terme, il semble avoir pour but d'arriver à la tête de cette organisation, probablement pour la neutraliser de l'intérieur, mais dans ce premier film, il va surtout s'agir de le voir intégrer l'organisation et monter les échelons.
Ca donne du coup un film de gangsters et d'infiltration plutôt agréable à regarder. C'est plutôt bien mené, notamment très bien porté par des moments musicaux très réussis (surtout dans une salle qui met le son à fond) avec régulièrement des élans un peu rap gangsta, ou electro ou avec de bons mélanges de guitares saturées et de grosses percussions épiques qui mettent vraiment très bien. C'est pas de vraies pauses chansons comme on a parfois, là c'est plus intégré naturellement au film et au montage, mais ça fait plaisir à chaque fois.
Par contre, un moment où le film me perd, c'est le moment où il traite d'un attentat en Inde en faisant une pause dans le film où il se met soudain à utiliser apparemment de réels extraits sonores des terroristes et en mettant tout à coup un texte sur fond rouge pour rappeler les faits.
A part ça, c'est aussi un film vraiment ultra violent par moment, qui n'hésite pas à aller régulièrement jusqu'à des choses très gores et visuelles. C'est un peu too-much, mais c'est intéressant dans un film de gangsters puisque ça évite de trop les glamouriser en les juxtaposant à leur ultra violence (et ça fait sens vu le propos du film...)
Du côté des acteurs, Ranveer Singh est assez formidable dans le rôle principal en bad boy ténébreux hyper musclé aux cheveux soyeux, et Akshaye Khanna est lui aussi assez charismatique en chef mafieux aux allures de Kirk Douglas qui fait la mimique de De Niro. Et ça fait aussi toujours plaisir de revoir Sanjay Dutt.
City on Fire (1987)
Lung fu fong wan
1 h 46 min. Sortie : 7 janvier 2026 (France). Policier, Action, Drame
Film de Ringo Lam
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Janvier]
Vu au cinéma
Qu'est-ce que j'aime cette vague de films hong-kongais qui ressortent en salle ces derniers mois... Ainsi, après les John Woo "Hard Boiled" et "The Killer", on a désormais City on Fire qui ressort en salle, que je n'avais jamais vu et que j'ai ainsi pu découvrir. Je n'avais vu que Replicant du réalisateur, donc ça fait plaisir de pouvoir découvrir plus concrètement son cinéma avec un de ses films célébrés.
Et j'ai adoré. J'ai trouvé que le film prenait un peu de temps pour vraiment installer son récit et son rythme, mais globalement ça ne fait que monter en puissance, et on arrive à une fin de deuxième acte totalement incroyable qui pourrait déjà être une fin de film en soi, je trouve, et alors qu'on a déjà vécu pas mal de sensations et qu'on est limite repu, ce n'est qu'alors qu'arrive le gros troisième acte, la fameuse partie du film qui a inspirée Reservoir Dogs, et qui est elle aussi géniale, où on a là encore une montée en puissance totalement folle, avec toute une construction de bromance qui n'était pas là dans les deux premiers tiers du films mais qui est mise en place de manière ultra efficace et qui fonctionne super bien pour le grand final du film.
J'adore cette histoire de flic infiltré ultra sous pression qui n'en peut plus et qui ne doit faire que des choix impossibles et des sacrifices. C'est vraiment ultra efficace. En plus le thème principal est hyper jazzy avec un gros saxo, c'est un régal.
Par contre, la romance est vraiment très particulière, avec le héros qui est quand même ultra agressif avec les femmes (surtout avec sa petite copine et la pote de celle-ci) et on va dire que ça n'a pas franchement hyper bien vieilli à ce niveau là.
Côté acteur, j'étais très heureux de revoir le duo de The Killer, avec Chow Yun-Fat qui régale comme toujours et Danny Lee qui est vraiment très bon. Les seconds rôles de Sun Yueh et Roy Cheung sont également très efficace.
Bref, un excellent film, qui me semble être tellement plus que la simple inspiration de Reservoir Dogs, vu que le film m'a semblé au final très différent et beaucoup plus généreux.
Histoires de fantômes chinois (1987)
Sien nui yau wan
1 h 38 min. Sortie : 28 décembre 1988 (France). Arts martiaux, Comédie, Fantasy
Film de Ching Siu-Tung
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Janvier]
Vu au cinéma.
On continue sur la merveilleuse vague de ressorties de films hong-kongais au cinéma avec un autre film qui a une certaine réputation que je découvre ainsi : Histoires de Fantômes Chinois !
Il est sorti la même année que City on Fire, mais il est vraiment complètement différent. Ce film fait apparemment parti du sous-genre de la "Ghost Kung-Fu Comedy" si j'en crois les types qui ont présentés le film avant la séance, un nom de genre qui décrit plutôt bien le film, même s'il en omet une composante importante : l'histoire d'amour impossible au cœur du film.
C'est en tout cas un film vraiment magnifique visuellement du début à la fin. Le travail sur les lumières est souvent sublime, ça se passe beaucoup de nuit et c'est toujours magnifiquement éclairé, et y a tout un travail sur le vent, la fumée, les drapées virevoltants qui est un régal à voir, surtout avec le grain de l'image des films hong-kongais de l'époque.
A ça s'ajoute des merveilles d'effets spéciaux plus ou moins bricolés, avec même des zombies en stop-motion par moment, et en tout cas pas mal de très bonnes idées visuelles (surtout en enfer à la fin). Et y a pas mal de très bonnes idées de plans et de cadrages, avec une certaine inventivité. Par contre, le film fait partie de l'école des films hong-kongais qui abusent vraiment totalement des contre-plongées en grand angle, c'est quelque chose.
Mais bref, c'était absolument un régal esthétiquement parlant. Pour le reste, j'ai vraiment bien aimé la romance centrale, avec les protagonistes qui étaient plutôt mignons et attachants. Sur le côté comédie, y a quand même pas mal de gags plutôt sympathiques, et sur le côté bastons c'est très virevoltant et proto-shonen de baston à pouvoirs mais ça manque peut-être un poil de clarté. Mais le principal problème du film est surtout qu'il a, je trouve, un espèce de faux rythme. Il ne dure que 1h38 mais on la sent étonnement passer.
Mais ça reste un chouette film vraiment intéressant à découvrir et plutôt attachant.
The Greatest of All Time (2024)
3 h 03 min. Sortie : 5 septembre 2024. Action, Science-fiction, Thriller
Film de Venkat Prabhu
arnonaud a mis 6/10.
Annotation :
[Janvier]
Vu sur Netflix.
Incroyable film qui part dans tous les sens, complètement inégal, mais très divertissant et assez réjouissant par moment. Ca commence comme un film d'action exagéré et bêta, ça devient ensuite une grosse comédie moyennement drôle, puis ça vire au drame total, et après ça part sur des révélations improbables dans tous les sens, jusqu'à un perso secondaire qui meurt puis ressuscite sans explications.
Le film peut aussi bien avoir une photo à peu près soignée qu'un rendu visuel un peu dégueulasse, le montage peut parfois dans des délires assez aléatoires...
Mais y a en même en même temps des scènes folles et assez jouissive comme celle du métro juste avant l'intermède, qui font que plus je pense au film, plus j'ai l'impression d'en garder un bon souvenir. Les chansons sont pas mal également.
C'est vraiment très con, mais c'est en même temps hyper fun et j'aime vraiment regarder ce genre de blockbuster indiens de temps en temps.
Pompoko (1994)
Heisei tanuki gassen pompoko
1 h 59 min. Sortie : 18 janvier 2006 (France). Animation, Fantastique, Comédie dramatique
Long-métrage d'animation de Isao Takahata
arnonaud a mis 8/10.
Annotation :
[Janvier]
Vu sur Netflix
Très content d'avoir enfin vu ce Takahata que je n'avais jamais vu et que j'avais envie de voir depuis des années.
Avant Miyazaki et son Princesse Mononoke, Takahata proposait sa propre version de la fable écologique vénère, jetant un regard plus que suspicieux sur la modernisation galopante, irrégulée et irréfléchie du Japon.
C'était vraiment très bien, très fun par moment, avec plein d'idées visuelles (les différents niveaux de réalisme pour représenter les tanukis notamment), et on sent vraiment que le réalisateur commence à faire la bascule entre sa période de quête du réalisme graphique et sa période suivante plus stylisée et expressionniste.
The Lighthouse (2019)
1 h 49 min. Sortie : 18 décembre 2019 (France). Drame, Fantastique, Épouvante-Horreur
Film de Robert Eggers
arnonaud a mis 8/10.
Annotation :
[Janvier]
Vu en DVD
J'avais vraiment beaucoup aimé découvrir Nosferatu du même réalisateur, j'étais donc curieux de voir d'autres de ses films, notamment ce The Lighthouse qui avait bonne réputation. Et en effet c'était vraiment super.
Le concept est assez simple et classique, deux persos qui doivent s'occuper d'un phare sur une île isolée de tous pendant quatre semaines, et bien entendu la situation va dégénérer progressivement et ils vont tomber petit à petit dans la folie, avec en plus le plus jeune des deux qui se fait exploiter par le plus vieux qui semble abuser de son autorité.
C'est très bien fait, la photo est très soignée, avec ce format carré et ce noir et blanc, et j'adore le duo Pattinson et Dafoe, surtout Dafoe qui est bien entendu exceptionnel dans ce genre de rôle où il doit être un peu inquiétant. Bref, je me suis régalé.
Dar l'Invincible (1982)
The Beastmaster
1 h 58 min. Sortie : 27 avril 1983 (France). Aventure, Fantasy
Film de Don Coscarelli
arnonaud a mis 6/10.
Annotation :
[Janvier]
Vu en DVD
Les films de fantasy du début des années 80 ont vraiment un certain charme, surtout quand ils sont un peu de seconde zone comme celui-ci. Y a la fois des idées visuelles intéressantes, et un côté fauché et improbable rigolo, que ce soit dans le jeu des acteurs, les costumes, la réalisation, le scénario, qui rend le visionnage très sympathique.
Le gros avantage de ce Dar l'Invincible, c'est qu'il est extrêmement bien rythmé, ce qui n'est pas toujours le cas de ces films de série B ou pire, qui ont facilement des ventres mous et des longueurs.
J'ai donc passé un bon moment à suivre les aventures de ce faux Mark Hamil/Alex Lutz musculeux et de ses amis les animaux.
La Légende des héros (1987)
Magnificent Warriors
1 h 27 min. Sortie : 16 avril 1987 (Hong Kong). Action, Comédie, Arts martiaux
Film de David Chung
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Janvier]
Vu en DVD
Ce Magnificient Warriors est vraiment une excellente surprise. Un Indiana Jones en Chine et au féminin, à la gloire de Michelle Yeoh, c'était déjà hyper enthousiasmant, mais en plus on a tout une équipe de héros hyper attachante et amusante, et une intrigue qui prend de l'ampleur jusqu'à aller à une séquence finale où nos héros et des villageois doivent résister dans une petite place fortifiée à un siège de l'armée impériale japonaise.
Les scènes d'action sont ultra dynamiques et efficaces, très énergiques et rapides, et allient bien prouesses martiales et utilisation du décor, avec en plus des coups de pieds qui projettent très fort et très loin, c'est vraiment un régal à regarder.
En plus Michelle Yeoh a un super rôle d'héroïne forte, ultra capable, jamais sexualisée, qui sait tenir tête à ses interlocuteurs... J'avais rarement vu des rôles d'héroïne comme ça dans des films d'action et d'aventure de l'époque et c'est très plaisant.
Une très bonne surprise.
Une balle dans la tête (1990)
Dip huet gai tau
2 h 16 min. Sortie : 4 août 1993 (France). Action, Drame, Gangster
Film de John Woo
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Février]
Vu au cinéma
Toujours une joie ces films hongkongais qui ressortent en salle ! Que plaisir de découvrir un John Woo qui m'était inédit.
John Woo part dans une grande fresque tragique totalement folle autour de trois amis ultra proches, bagarreurs, jeunes adultes et venant d'un milieu populaire. Ils avaient plein d'espoir pour l'avenir, mais hélas, tout va basculer, ils vont devoir fuir hong-kong et vont se retrouver en pleine guerre du Vietnam. Les évènements vont alors les mettre à rude épreuve, ainsi que leur amitié.
C'est un film complètement fou, qui part un peu dans tous les sens par moments mais que j'ai trouvé également très réjouissant. J'ai bien aimé voir Woo s'emparer de sujets plus sociétaux, en parlant de révoltes à Hong-Kong et surtout de la guerre du Vietnam. C'est plutôt utilisé en toile de fond, le trio de héros ne s'impliquant qu'accidentellement dans les évènements et cherche surtout à s'en sortir et rester en vie plutôt que de chercher à prendre partie dans les conflits, mais c'est intéressant.
J'adore le perso de Simon Yam, sorte de 4e mousquetaire qui vient s'ajouter en cours de route. Il a un look exceptionnel avec sa barbe de 3 jours, son costard blanc oversized, et surtout un mini-flash-back génial, qui est comme un petit film noir de Woo de 3 minutes, éclairé furieusement au néon avec un preux héros qui essaye en vain de sauver une femme en détresse, c'est incroyable, les ambiances sont parfaites. En plus il sait dire "bonjour" dans un français parfait et il a une affiche de Catherine Deneuve dans son apart.
Dans le reste du casting, Tony Leung est super et ses deux compères sont très sympathiques, mais Jackie Cheung en fait quand même des turbo caisses par moments, c'est quand même un peu too-much.
Le film a une construction assez étonnante avec une dernière partie qui se ramène après un climax déjà assez éprouvant et alors que je pensais que le film allait se terminer. Y a même deux espèces de parties supplémentaires, et à chaque fois ça rajoute une couche de délire baroque à l'ensemble, poussant le truc toujours plus loin. Ca rajoute au côté éprouvant du film, mais ça lui donne aussi un côté un peu interminable alors qu'il ne dure que 2h16, ce qui n'est pas excessivement long.
En tout cas c'est un film globalement très chouette. Y a notamment une excellente scène dans l'espèce de cabaret de contrebandiers, très proto-Tarantino par moment et qui est vraiment absolument réjouissante.
Histoires de fantômes chinois 2 (1990)
Sien nui yau wan II yan gaan do
1 h 44 min. Sortie : 23 juin 1990 (Hong Kong). Romance, Arts martiaux, Fantasy
Film de Ching Siu-Tung
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Février]
Vu au cinéma
Visiblement il y a une certaine cohérence dans les ressorties de films hongkongais. Celui-ci est sorti deux mois avant "Une balle dans la tête", vu mercredi dernier, et on y retrouve également Jackie Cheung dans un rôle important, ainsi que Waise Lee, mais là dans un rôle plus mineur.
A part ça, c'est la suite du premier opus, et on a même le droit à un résumé des évènements au début du film, façon récap' des épisodes précédents dans une série télé, et ce deuxième métrage n'hésite pas non plus à citer de nouveau le premier à d'autres reprises en cours de route. On retrouve donc Leslie Cheung qui joue toujours le héros, et comme on pouvait s'en douter avec la fin du premier opus, il va de nouveau croiser la route de Joey Wong...
Ce qui est bien, c'est que c'est toujours une production Tsui Hark réalisée par Ching Siu-Tung donc on retrouve un peu le même style de réalisation assez fascinant, notamment dans cette présence du vent qu'on voit rarement autant au cinéma. Et quand ce n'est pas du vent, c'est du brouillard, de la lumière filtrée, de la pluie... C'est vraiment une ambiance très particulière, surtout que c'est toujours couplée avec beaucoup de contre-plongées. Il y a peut-être des cadrages encore plus resserrés sur les persos que dans le premier opus, et puis de temps en temps quelques courts travelling vers l'avant/l'arrière assez extraordinaires.
C'est peut-être au niveau des effets spéciaux où le film se distingue du premier. Ils sont plus grotesques ici, surtout au niveau des créatures, et n'ont peut-être pas tout à fait le même charme. En tout cas y a un peu moins de visuels absolument dingues comme ce qu'on pouvait voir aux enfers, même si y a toujours des trucs très sympas, et j'aime aussi beaucoup les effets d'arrêts sur image dans cet opus, qui donnent en plus lieu à pas mal de bons gags.
Le film est d'ailleurs peut-être plus orienté comédie que le premier, à moins que ce soit moi qui ait surtout retenu la romance et déjà occulté le reste. On retrouve quand même un peu de romance dans ce deuxième volet, heureusement, mais elle n'a pas vraiment la même force. L'intrigue en elle-même est d'ailleurs un peu plus décousue. Par contre, il y a un petit ton critique vis à vis du régime chinois par moment qu'on avait peut-être pas dans le précédent film.
Mais bref, sans égaler le premier ça reste un film vraiment très sympathique, que j'ai vraiment pris plaisir à découvrir.
Hurlevent (2026)
Wuthering Heights
2 h 16 min. Sortie : 11 février 2026 (France). Drame, Romance
Film de Emerald Fennell
arnonaud a mis 6/10.
Annotation :
[Février]
Vu au cinéma
Je n'ai jamais lu les Hauts de Hurlevent et je n'avais pas vu d'adaptation de cette œuvre jusque là, et j'étais au courant que ce "Hurlevent" était une adaptation très libre. Donc je n'ai pas vraiment été affecté par le côté "trahison" de l'oeuvre d'origine. De toute manière, ce qui m'intéressait particulièrement c'était l'esthétique du film, que j'avais trouvé absolument sublime dans la bande-annonce.
Apparemment c'est vraiment une version simplifiée de l'histoire, avec plein de persos escamotés et même toute une partie de l'histoire dégagée, et ça a l'air d'ajouter un côté "dark romance" moderne post-50 shades, mais j'y connais rien à ce genre donc je vais pas trop m'avancer non plus. Et de ce que j'ai compris, le roman original à apparemment déjà une certaine noirceur et une certaine cruauté, mais là cette version y ajoute visiblement de la sensualité plus appuyée et de la sexualité.
Et je l'ai appris après avoir vu le film, mais apparemment Heathcliff n'est pas censé être blanc... C'est un peu dommage en 2026 de faire encore du whitewashing.
Visuellement, ça ne cherche absolument pas le réalisme historique. Mais c'est ça que j'ai trouvé chouette, on est dans quelque chose de très léché, avec des décors hyper soignés aux couleurs vraiment incroyables, des plans parfois absolument magnifiques, des robes pas possibles... C'est assez sublime par moments. Y a un côté un peu expressionniste dans toute l'esthétique du film, très exagérée, qui évite le réalisme et qui va vouloir sublimer les choses dans quelque chose de très gracieux mais qui, en même temps, ne va pas hésiter à pousser les choses un peu trop loin jusqu'au grotesque voire au ridicule ou jusqu'au vulgaire. Le film est de toute manière en permanence dans cette tension entre le beau et le sale/vulgaire/grotesque, à vouloir souiller la beauté.
Globalement j'ai trouvé que le film marchait plutôt bien et j'ai passé un bon moment devant. J'étais venu pour les belles images et je les ai eues, et j'ai bien aimé suivre cet amour impossible toxique et tragique. Ca rend curieux de découvrir la version d'origine. Après je pense que ça se perd un peu sur la fin, entre une scène qui va peut-être trop loin dans le fétiche d'humiliation par rapport au reste du film, je trouve, et surtout un final qui a du mal à nous embarquer émotionnellement, ce qui est quand même dommage.
Aucun autre choix (2025)
Eojjeolsugaeobsda
2 h 19 min. Sortie : 11 février 2026 (France). Thriller, Comédie dramatique, Policier
Film de Park Chan-Wook
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Février]
Vu au cinéma
Avis à venir.
Le Seigneur des Anneaux - La Communauté de l'Anneau : Version longue (2002)
The Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring - Extended Edition
3 h 48 min. Sortie : 17 novembre 2002 (États-Unis). Aventure, Fantasy
Film de Peter Jackson
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Février]
Revu en DVD
Avis à venir.
New-York Masala (2003)
Kal Ho Naa Ho
3 h. Sortie : 27 avril 2005 (France). Romance, Bollywood, Drame
Film de Nikkhil Advani
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Février]
Vu sur Netflix
Avis à venir.
Le Robot sauvage (2024)
The Wild Robot
1 h 42 min. Sortie : 9 octobre 2024 (France). Animation, Aventure, Science-fiction
Long-métrage d'animation de Chris Sanders
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Février]
Vu sur Netflix
Avis à venir.
Trap (2024)
1 h 45 min. Sortie : 7 août 2024 (France). Épouvante-Horreur, Thriller
Film de M. Night Shyamalan
arnonaud a mis 6/10.
Annotation :
[Février]
Vu en Blu-Ray
Avis à venir.
Top Gun: Maverick (2022)
2 h 11 min. Sortie : 25 mai 2022 (France). Action, Drame
Film de Joseph Kosinski
arnonaud a mis 6/10.
Annotation :
[Février]
Vu en Blu-Ray
Avis à venir.
Le Seigneur des Anneaux - Les Deux Tours : Version longue (2003)
The Lord of the Rings: The Two Towers - Extended Edition
3 h 55 min. Sortie : 18 novembre 2003 (États-Unis). Aventure, Fantasy
Film de Peter Jackson
arnonaud a mis 8/10.
Annotation :
[Février]
Revu en DVD
Avis à venir.
Marty Supreme (2025)
2 h 29 min. Sortie : 18 février 2026 (France). Drame, Biopic, Sport
Film de Josh Safdie
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Février]
Vu au cinéma
Avis à venir.
Dil To Pagal Hai (1997)
2 h 59 min. Sortie : 31 octobre 1997 (Inde). Comédie, Drame, Comédie musicale
Film de Yash Chopra
arnonaud a mis 8/10.
Annotation :
[Février]
Vu sur Netflix
Avis à venir.
Lady Vengeance (2005)
Chinjeolhan Geumjassi
1 h 55 min. Sortie : 16 novembre 2005 (France). Thriller, Drame
Film de Park Chan-Wook
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Mars]
Vu en Blu-Ray
Avis à venir.
Le Syndicat du crime (1986)
Ying hung boon sik
1 h 35 min. Sortie : 21 juillet 1993 (France). Action, Drame, Gangster
Film de John Woo
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Mars]
Revu au cinéma
Le cycle des ressorties de films HK continue, et c'est toujours une joie. J'étais très content de revoir le premier Syndicat du Crime, surtout que cette fois je n'ai pas eu envie de somnoler durant.
Je me souvenais plus que la musique était aussi présente dans ce film, ça part un peu dans tous le sens mais globalement c'est un régal.
Et le film est un peu inégal, mais y a vraiment de grands moments. L'intro est incroyable, les looks des gangsters sont toujours aussi iconiques et puis il y a cette scène dans le resto avec Chow Yun-Fat qui est toujours aussi folle.
En tout cas, je suis toujours preneur du style John Woo, avec cette action expressionniste et cette vision des flics et des gangsters qui ne vise pas le réalisme mais plutôt d'en faire des avatars métaphoriques du bien et du mal. Et j'aime ces nobles gangsters tragiques là où le petit frère flic, au contraire, à tendance à se comporter comme une merde (même s'il reste un flic droit dans ses bottes et très loin d'être ripoux).
Le Syndicat du crime II (1987)
Ying hung boon sik II
1 h 45 min. Sortie : 28 juillet 1993 (France). Action, Drame, Gangster
arnonaud a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Mars]
Vu au cinéma
Un vrai plaisir de découvrir un John Woo qui m'était inédit au ciné.
Le film est globalement moins réussi et moins prenant que le premier, l'intrigue est moins accrocheuse, et faut vraiment attendre pour que ça se réveille. Tout d'abord avec l'apparition du personnage iconique de Lung Ming-Yan, mais surtout quand le personnage de Chow Yun-Fat débarque, apparaissant dans une scène lunaire dans un restaurant new-yorkais où il s'engueule avec un mafieux local au jeu délicieusement outrancier et improbable, qui beugle en envoyant valser du riz sauté. La scène est folle et lance un thème étonnant qui reviendra pendant toute une partie du film autour de bouffe balancée par terre ou écrasée à la gueule...
Mais c'est surtout dans les scènes d'actions et les scènes dramatiques plus tardives que le film va vraiment se révéler. J'ai retrouvé petit à petit le John Woo que j'aime, et qui nous offre quand même des choses folles. C'est dans ce film qu'on a la glissade de Chow Yun-Fat dans l'escalier sur le dos tout en flinguant des types avec un gun dans chaque main. Globalement, l'acteur est toujours aussi incroyable, toujours aussi magnifiquement filmé et iconisé par Woo et c'est clairement celui qui a la meilleure gestuelle dans ce film pour faire fonctionner les chorégraphies avec des guns du réal.
C'était aussi un régal de revoir les autres acteurs du premier film, que ce soit Ti Lung, le beau Leslie Cheung ou Kenneth Tsang. A ça s'ajoute Dean Shek, pour lequel Woo et Hark ont écrit le rôle pour l'aider à sortir de sa dépression apparemment, qui hélas passe une partie du film a devoir jouer un type tétanisé, ça en fait des caisses, c'est un peu pénible.
Toutefois le gros point fort du film reste sa scène d'action finale absolument folle et géniale. C'est du John Woo au top de sa forme, c'est un massacre terrible, les héros sont mystiquement increvables, et ça offre des moments incroyables. Déjà, c'est LE film qui nous offre le combo guns + katana en costard, ce qui est absolument fabuleux, et en plus on a le droit à un duel final hyper iconique entre Chow Yun-Fat et Lung Ming-Yan... Et y a aussi ce tableau final, à la fois iconique et fou, qui achève de faire rentrer la scène dans la légende.
Du coup le film est globalement pas le meilleur John Woo, mais quel final ! Et c'est clairement un film matriciel pour Tarantino.
Le Syndicat du crime 3 (1989)
Ying hung boon sik III jik yeung ji gor
1 h 54 min. Sortie : 20 octobre 1989 (Hong Kong). Action, Drame, Gangster
Film de Tsui Hark
arnonaud a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Mars]
Vu au cinéma
J'avais un peu d'appréhension avant d'aller voir ce 3e opus, vu la moyenne plus mitigée sur SC et vu que John Woo n'était plus de la fête, mais en fait cet opus par Tsui Hark a été une bonne surprise.
C'est donc un préquel au premier film, centré sur le passé de Mark et sur comment il est devenu ce perso iconique, où on va découvrir son passé lié à la guerre du Vietnam, dans un espèce de miroir étonnant d' "Une Balle dans la Tête" que fait Woo en parallèle.
Ce que j'aime c'est que Tsui Hark essaye vraiment de reprendre le style de Woo pour les gunfights : les persos ont deux guns en mains, sautent, sont vautrés par terre, font des duels chevaleresques... C'est un bel hommage/pastiche, et en même temps Hark se ramène avec une idée incroyable un peu en contrepied : le perso qui a tout appris à Mark, qui lui a enseigné l'art du gunfight, c'est une femme : Kit, formidablement interprétée par une incroyable Anita Mui
Là où les persos féminins chez Woo sont rarement remarquables ni centraux, c'est génial d'avoir le perso de Mui dans ce film, hyper important, à la fois femme fatale et femme d'action, qui a le droit d'avoir des gunfights hyper stylés et qui devient la "sifu" des héros, tout en étant aussi au cœur de formidables triangles amoureux tragiques et mélodramatiques.
Et donc si Chow Yun-Fat est de retour et qu'il nous régale (même s'il est moins cabotin que dans le deuxième), Ti Leung n'est hélas pas présent, et on a à la place un nouveau compère, un cousin de Mark, interprété par Tony Leung Ka-Fai, qui s'en sort très bien.
Le film est plus long que les deux premiers et n'a pas tant de scènes d'action que ça, mais il compense par un scénario qui, je trouve, se tient beaucoup mieux que celui du deuxième opus qui était vraiment pas top. C'est peut-être parce que j'aime bien les triangles amoureux et les romances tragiques, mais en plus y a tout un propos politique, ça parle de famille et d'exil, de guerre bien entendu et les personnages sont plutôt touchants... Bref, ça m'a vraiment bien plus accroché que l'intrigue du précédent film.
Et tout en faisant des hommages à Woo, on retrouve aussi le style de Hark, avec des scènes de nuits qui ont une photographie sublime, avec de fumée, et on retrouve aussi les contreplongées, le grand angle, les plans inventifs... Le réal n'est pas aussi foufou que dans d'autres de ses films, mais je trouve qu'il s'en sort bien.
Bref, j'ai vraiment passé un très bon moment.
Le Testament d'Ann Lee (2025)
The Testament of Ann Lee
2 h 17 min. Sortie : 11 mars 2026 (France). Drame, Historique, Comédie musicale
Film de Mona Fastvold
arnonaud a mis 6/10.
Annotation :
[Mars]
Vu au cinéma (Printemps du cinéma)
Un film étonnant. J'ai eu l'impression de voir de la propagande pour une secte chrétienne qui n'existe pourtant quasiment plus (d'après le générique de fin, il n'y a plus que 2 personnes qui en font parti). Ca fait le choix de faire un pur film hagiographique d'Ann Lee, même si ça reste sur une ligne de crête entre la pure mythification et un lien avec le réel. On voit bien que la narration est faite par une fidèle de longue date du culte, y a une remise en contexte avant chaque épisode de "visions divines" (souvent des états de fatigue poussés), ça minimise légèrement certains exploits "surnaturels"... Et on voit les éléments qui dans la vie de Lee l'ont poussé à prôner l'abstinence, à avoir le dégoût de la fornication, ce n'est pas traité comment étant le seul fait d'une inspiration divine.
Vu que je m'intéresse assez peu à la religion de manière générale, je ne connaissais pas du tout Ann Lee ni la secte des Shakers dont son culte est issu, donc c'est sur que le film permet d'apprendre des choses, c'est déjà ça. Et vu qu'apparemment ce culte est sur le point de disparaître, ça paraît pas absurde de vouloir préserver sa mémoire. Mais est-ce que ça avait besoin d'avoir autant ce côté hagiographique et de durer plus de 2h, je ne sais pas. Ca reste intéressant comme témoignage de modes de vies un peu alternatifs qui ont pu exister, avec ce culte où on se confesse publiquement, où l'on fait de grandes cérémonies où tout le monde est en transe, où les femmes peuvent être prêtres, qui prônent plutôt l'égalité hommes-femmes et où on pratique l'abstinence. Cette remise en question de plusieurs éléments de nos sociétés et ça pose des pistes de réflexion pas inintéressantes.
A côté de ça, le film est techniquement très beau. Si on a rien contre les films où le passé à des couleurs un peu terne, la photo est vraiment sublime. C'est filmé sur pellicule, y a une recherche esthétique pour reproduire l'ambiance des peintures du XVIIIe siècle, y a des matte paintings à l'ancienne pour certains décors de ville, les décors naturels sont superbes, les costumes sont soignés... C'est vraiment très beau. En plus c'est associé à une ambiance musicale très réussie, surtout dans les cérémonies religieuses, qui sont des moments de transe collective montrée de manière impressionnante, que ce soit dans les chants, la rythmique, les chorégraphies... C'est puissant, déstabilisant, et ça change clairement des comédies musicales classiques.
Jumpers (2026)
Hoppers
1 h 45 min. Sortie : 4 mars 2026 (France). Animation, Aventure, Comédie
Long-métrage d'animation de Daniel Chong
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Mars]
Vu au cinéma (Printemps du cinéma)
J'étais curieux de découvrir ce nouveau Pixar, et je l'ai trouvé tout à fait sympathique. Ceci étant dit, je suis plutôt client de tout ce que propose le studio en général...
J'ai trouvé ce Jumpers audacieux sur certains points. J'ai été agréablement surpris que l'héroïne soit une activiste écologiste et que ça aborde plutôt frontalement la question du désaccord politique et de l'activisme. Tout est abordé à l'échelle très locale, ce qui permet d'aborder le sujet de manière moins franche mais aussi de manière plus concrète. C'est un film qui va même parler de violence politique, et qui sans surprise n'est pas en faveur des assassinats politiques. Au contraire, c'est plutôt un film qui va prôner le vivre ensemble et le dialogue politique. Donc ça ne plaira pas à tout le monde, mais ça paraît logique dans le contexte d'USA ultra divisés. Ca donne à la fois un film un peu centriste et en même temps qui veut vraiment inciter les gens à s'engager pour défendre ce qui leur tient à cœur. Et j'ai bien aimé que le film ait un petit moment pour aborder le désarroi et le sentiment d'impuissance face au fait que tout semble empirer de manière implacable.
Là où le film échoue plus au niveau de ses thèmes je trouve, c'est au niveau de la mort du vilain qui est faite à la va-vite de manière un peu comique alors que c'est un animal, que l'un des thèmes du film est la protection des animaux et que l'un des enjeux du film est d'empêcher la mort de l'adversaire politique de l'héroïne. Mais bon, peu avant ce vilain se déclare raciste et aspirant fasciste, donc peut-être que le film veut nous dire très discrètement que la violence politique est acceptable dans certains cas, je ne sais pas.
En tout cas, même si ce Jumpers n'est pas forcément un grand Pixar, et même si c'est pas le plus impressionnant techniquement, il reste quand même fort plaisant à regarder. Les animaux sont mignons (en particulier les petits castors), et j'ai bien aimé le ton très loufoque que le film a par moment. Des fois ça va vraiment assez loin avec des éléments scénaristiques qui n'ont pas forcément beaucoup de sens (surtout le moment où le vilain obtient sa "nouvelle forme"), faut donc vraiment accepter de suspendre son incrédulité, mais j'ai trouvé sympathique ce côté assez délirant. Le problème c'est peut-être que ce côté très décalé n'arrive pas tout de suite dans le film, ça aurait aidé pour qu'on l'accepte plus facilement.
Mais bref, sympathique.
Alter Ego (2025)
1 h 44 min. Sortie : 4 mars 2026. Comédie
Film de Nicolas Charlet et Bruno Lavaine
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Mars]
Vu au cinéma (Printemps du cinéma)
Ca fait un certain temps que je ne m'étais pas vu une petite comédie française, d'autant plus au ciné, et je suis très content d'être allé voir celle-ci qui était très réussie. J'avais déjà bien aimé "La Personne aux deux personnes" du même duo sorti il y a plus de 15 ans, et là ils reviennent avec une comédie qui est à la fois dans la continuité de ce film passé mais on sent aussi que le cinéma de Dupieux est passé par là depuis et ça reprend aussi un peu l'esprit de certains métrages du cinéaste, sauf que là ça arrive à durer 1h40 sans vraiment s'essouffler et avec une vraie chute.
C'est vraiment le type de comédie que j'aime. Y a de l'humour un peu absurde, de petites touches de pastiche/parodique, quelques éléments délirants et grotesque... C'est pas non plus de la comédie complètement loufoque, non-sens et surréaliste type Monty Python, mais c'est un poil plus décalé que le tout venant de la comédie, et en plus le casting, resserré, est excellent. Laurent Laffitte qui n'a pas toujours été un acteur que j'appréciais plus que ça est ici vraiment excellent dans son double rôle, à jouer le type moyen qui sombre dans la paranoïa et la jalousie d'un côté, et à jouer le type trop parfait de l'autre. Et à côté, on a une Blanche Gardin en pleine forme et surtout le génial Marc Fraize, toujours fabuleux en second rôle comique et qui là régale comme à son habitude, surtout qu'il a pas mal de temps d'écran, ce qui est encore mieux.
J'aime bien comment ça joue et utilise les clichés, y a vraiment plein de bons gags, j'ai vraiment bien ri, et j'ai passé un très bon moment devant cette petite comédie. J'ai bien aimé que la réal gère le double rôle de manière très simple juste avec du champ contre-champ et des doublures et sans faire le malin avec des effets spéciaux façon Sinners (je pense pas que ce soit le même budget non plus), surtout qu'à côté de ça, y a une vraie attention au niveau des décors et des props pour qu'ils renforcent bien tout le comique du film. La musique est vraiment très chouette également.
Bref, c'était bien.
Le Seigneur des Anneaux - Le Retour du Roi : Version longue (2004)
The Lord of the Rings: The Return of the King - Extended Edition
4 h 23 min. Sortie : 14 décembre 2004 (États-Unis). Aventure, Fantasy
Film de Peter Jackson
Annotation :
[Mars]
Revu en DVD
Avis à venir.
Hamnet (2025)
2 h 05 min. Sortie : 21 janvier 2026 (France). Biopic, Drame, Historique
Film de Chloé Zhao
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Mars]
Vu au cinéma (Printemps du cinéma)
Hamnet est un film qui va nous parler de Shakespeare sous un prisme particulier, celui de sa famille et en particulier de sa femme, rebaptisée Agnes (au lieu d'Anne), peut-être pour souligner le fait que c'est une fiction (adaptée d'un roman d'ailleurs).
C'est vraiment pas un film qui va s'intéresser à la carrière du grand dramaturge, mais à sa femme, ses enfants, et à comment un drame familial va nourrir sa pièce maîtresse.
Je suis vraiment pas un connaisseur de Shakespeare, je ne connaissais pas sa vie donc difficile de juger ce qui était fictionnel ou non dans la proposition qui est faite ici, j'étais juste au courant qu'il ne venait pas d'un milieu noble (même si des théories du complot ont prétendu le contraire), ce qui est très bien montré ici. Quant à Hamlet, j'en ai juste lu une adaptation BD qui était certes très jolie (c'était dessiné par le génie Gianni Di Luca) mais qui était sans doute trop synthétique pour vraiment rendre réellement justice au texte d'origine, mais bon au moins ça m'a aidé à bien piger les extraits de la pièce de théâtre que l'on voit dans ce long-métrage.
Honnêtement, pendant un bon moment je me demandais un peu où le film voulait en venir. A un moment, ça s'enfonce dans du drame assez terrible, assez dur, c'était un peu éprouvant et puis c'est vraiment la séquence finale qui a, pour moi, a donné tout son sens au film et l'a finalement fait vraiment fonctionner. Et ça donne un film qui m'a semblé plutôt réussi, même si peut-être un peu tire larmes.
En tout cas la photo est très belle, avec de beaux décors naturels et de belles lumières. Y a peut-être que certains passages de nuit en extérieur qui m'ont semblés trop sombres, mais c'est sûrement le risque en cherchant à avoir des lumières naturelles... A côté de ça, les acteurs sont très bons, en particulier Jessie Buckley que je ne connaissais pas et qui est excellente dans son rôle. C'était aussi la première fois que je voyais un film avec le fameux Paul Mescal, qui s'en sort très bien.
Y avait plein de choses intéressantes et intrigantes dans ce film, j'aime notamment cette approche décentrée sur la vie d'un grand artiste, et j'aime le fait que la Grande Œuvre ne soit pas abordée sous le prisme de l'achèvement individuel dans le seul but d'atteindre la Perfection, déconnecté du réel, mais sous l'angle de l'exutoire transcendantal d'un deuil terrible, un genre de dernier hommage.
La Marque du tueur (1967)
Koroshi no rakuin
1 h 31 min. Sortie : 15 juin 1967 (Japon). Action, Gangster, Drame
Film de Seijun Suzuki
arnonaud a mis 6/10.
Annotation :
[Mars]
Vu au cinéma
C'est le premier film de Seijun Suzuki que je vois, et je n'étais pas prêt à une telle expérience. C'est vraiment très particulier, surtout en terme de narration et de montage où ça utilise l'ellipse de manière assez agressive. C'est un délire. Ca peut passer du coq à l'âne à chaque cut, c'est impossible de savoir quel sera le prochain plan, les explications de ce qui se passe et du contexte sont peu nombreuses et éparses... Ce qui fait que ce n'est pas forcément évident de donner du sens à ce qu'on voit, de comprendre les enjeux, ou de vraiment se laisser porter et ça peut même être assez éprouvant. Le scénario de fond ne semble pas si compliqué, ça semble être une intrigue très série B assez simple, mais c'est raconté d'une telle manière... Bref, un peu comme devant l'Œuf de l'ange l'an dernier, j'ai eu l'impression d'être trop idiot pour comprendre le film et pour en profiter pleinement. Mais c'est toujours intéressant d'avoir de nouvelles expériences au cinéma.
Ceci dit, à côté de ce montage tout en ellipses, le film est hyper soigné visuellement, et c'est bourré d'idée de cadrages incroyables. Là aussi, ça n'hésite pas à aller parfois dans des directions un peu déconcertantes parfois par rapport à ce dont on a l'habitude au ciné, mais ça donne régulièrement des choses assez merveilleuses et y a plein de plans magnifiques. J'adore quand le héros est tassé dans des tous petits coins de l'image par moment, y a plein de surcadrages incroyables... Et y a aussi des moments où j'ai absolument pas compris ce que tentait le film (le moment surréaliste avec des dessins minimalistes qui viennent se superposer à l'image notamment).
Y a une séquence que j'ai particulièrement apprécié dans le film, c'est tout le duel final entre notre héros et le tueur n°1. J'ai trouvé ça plus simple à suivre et bourré d'idées géniales. C'est complètement over-the-top, quasiment parodique (voire totalement parodique ?), et j'ai adoré. La première partie où le héros devient totalement parano tout seul dans son appart est super, tout comme la deuxième où les deux tueurs sont dans un face à face continu absurde à se surveiller pour ne pas risquer que l'autre tire en premier.
Bref, c'était très particulier, mais y avait quand même de très bonnes choses. Ce n'est pas un film qui me laisse un mauvais souvenir, au contraire même, même si l'expérience de visionnage a été rude. Je pense que ça sera un film que j'apprécierai davantage en le revoyant.
































