C'est l'histoire de la fin d'un amour. Henri vient voir Youna, qui ne lui écrit plus, et qui est partie vivre sur une île, que l'on devine bretonne. Il veut lui demander des comptes, on le sent... Mais on sent aussi que c'est un sensible, un artiste, et il va en croiser, du monde, sur son chemin.
Car, si l'intrigue principale se poursuit bel et bien, en fait il s'agit d'une déambulation d'une journée sur cette île, et quand on croise un habitant, humain ou animal, on le suit et on traverse son histoire. Le tout avec une omniprésence du paysage, de la mer, des êtres et des choses...
Il y a du Zola là-dedans, dans les descriptions naturalistes et qui se perdent parfois en circonvolutions précises, un Zola poétique et sensible...
J'ai beaucoup aimé ce roman d'ambiance, très fin, féminin, ciselé, sensible sans sensiblerie, vrai, dur et pur comme un joyau, très court mais suffisant. Une très belle découverte.