Dette de sang met en scène Ella Hatto qui voit se désagréger le moment sympa qu'elle pensait partager avec son petit ami, tous deux profitant d'une terrasse de café ensoleillée par un soleil de Toscane. Brusquement, des armes se précipitent. Elles n'ont pas le temps de tirer. Ella est exfiltrée par un garde de corps, chargé de mission par son père. Mais qui donc est ce père qui a lui-même été assassiné ainsi que sa femme et son fils? Et tout va s'enchaîner. La jeune Ella veut comprendre qui a tué ses parents, son frère. Qui a donné les ordres? De quémandeuse de vérité, Ella deviendra assoiffée de vengeance. Perdra-t-elle le sens des limites? Ira-t-elle jusqu'au bout aux commandes d'une véritable machine à tuer?
Dette de sang, à mon sens, est un thriller qui ne tient pas vraiment la distance.
Plus exactement, le scénario ne se montre pas à la hauteur de la caricature de son tueur.
Sympathique à faire peur, redoutable d'efficacité, ce dernier excelle dans la compréhension des situations. Mais il veut quitter le métier. Il voudrait revenir à une vie de famille... pouvoir serrer sa fille dans ses bras. Comment va-t-il gérer la dette qu'il estime avoir vis-à-vis du père de Ella?
Quand tout s'emballera, Ella, assoiffée de vengeance, prendra une direction qu'il ne veut suivre. Que fera-t-il?
Initialement écrit en anglais, ce roman de Kevin Wignall a été traduit en français pour cette publication. La faiblesse apparente de l'écriture est-elle due à cette traduction ou, à l'origine, le texte manquait-il déjà d'une fluidité de langage qui aurait assuré une lecture addictive? C'est, somme toute, l'aspiration attendue pour un roman qui se revendique thriller.
Déçu donc par cet opus dont, par ailleurs, j'avais deviné la quasi-totalité des événements sensés ponctuer l'histoire. Dommage!
Merci cependant à #DetteDeSang #NetGalleyFrance pour leur confiance et l'envoi de ce livre.