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le 14 août 2015
SuivreLa création littéraire est toujours un mystère. Si Illska est un livre du XXIe siècle, il est d'abord par sa forme avant de l'être sur le fond, même si la première se nourrit forcément du deuxième. Si le roman d'Eirikur Orn Norddahl avait été écrit dans un respect total de la chronologie, quel aurait été le résultat ? Alors que là, déconstruit, haché menu entre 1) ses personnages actuels à différents moments de leur vie, 2) les protagonistes juifs d'un petit village lituanien sous la botte allemande, 3) les pensées d'un bébé, 4) les considérations de l'auteur lui-même tour à tour ironiques, cyniques, historiques, graves ou saupoudrées d'humour très noir, avouons qu'il y a de quoi y perdre son islandais. Au milieu coule pourtant une histoire d'amour mais le côté romanesque du livre est emporté comme un fétu de paille par les réminiscences du passé et par la barbarie de l'homme puisque le thème principal en est le Mal avec un M majuscule. Le livre est éreintant, déconcertant, agaçant par sa structure on ne peut plus décomposée. Il y a moyen de ne pas s'y perdre mais cela demande de très gros efforts. La partie la plus intéressante concerne la Lituanie qui, à l'instar d'un autre pays balte, l'Estonie, a traversé de longues années noires du nazisme au communisme. On peut penser à Purge, de Sofi Oksanen, déjà bien complexe, mais Norddahl pousse la réflexion encore plus loin avec le recul d'un écrivain islandais, profondément ancré dans l'histoire européenne. Maelström n'est pas un mot d'origine islandaise mais il convient bien à Illska, roman tentaculaire et puissant qui repousse toutes les limites. Y compris celles de la patience du lecteur ? Cela, c'est un sentiment qui différera singulièrement selon la personnalité de chacun.
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Créée
le 4 janv. 2017
Critique lue 239 fois
8
le 14 août 2015
Suivre9
le 25 févr. 2026
SuivreQue dire de ce roman superbe, tant sur le fond que sur la forme?La forme, pour un texte de plus de 600 pages, est primordiale. Le roman est structuré comme un puzzle, avec des chapitres relativement...
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le 19 déc. 2015
SuivreC’est un roman très dur. Il est étonnant qu’un auteur si jeune (34 ans) puisse écrire un livre de plus de 500 pages aussi bien documenté sur une période qu’il n’a pas vécu avec une belle réflexion...
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le 28 mai 2023
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SuivreEnfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
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