La magie du non-dit

Avis sur Le Prestige

Avatar La critique  de l'homme saoul
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Je comprend pourquoi les frères Nolan ce sont penchés sur l'histoire du Prestige. J'ai connu le film avant le roman et j'aime les deux tout autant. Christopher Priest écrit une histoire de prestidigitation, de magie, de science-fiction qui tient debout et qui va nous surprendre de page en page.

Le réçit est déconstruit. La première partie se déroule dans notre présent avec Andrew Westley, un jeune journaliste qui va découvrir que un des ses ancêtres est lié avec une grande et riche famille. Il a un lien inexplicable avec un jumeau dont il ne connait même pas l'existence et q'il n'aurait pas. C'est l'introduction aux thèmes principaux du bouquin : la double identité, les secrets, etc...

La deuxième partie raconte (du point de vue de Alfred Borden) la guerre entre deux prestidigitateurs à la fin du XIXe siècle. Les deux vont lutter pour devenir le meilleur jusqu'à ce que chacun perdre à ce qu'il tenait le plus. Ils perdront tous les deux leur moitiés, ceux à quoi ils tenaient le plus.

La troisième partie retourne chez les descandants avec Kate Angier. Ce passage est très court et permet de nous introduire ce qui va être le personnage principal du bouquin : son arrière-arrière grand-père : Rupert Angier.

La quatrième partie se lit comme un journal intime. Et c'est très interessant. Déjà ça permet de faire le lien avec la partie de Alfred Borden et de voir comment chacun interprete les même évènement qu'ils ont vécus. C'est la partie la plus riche, mais c'est celle qui comporte le petit passage à vide (le passage avec Tesla). C'est aussi dans cette partie que le réçit bascule dans la science-fiction et ce n'est pas dérangeant, c'est plutôt bien amené.

La dernière partie revient sur Angier et Borden, les descendants. On conclu le réçit, on résout les énigmes et surtout quand on ferme le livre, on se remémore tous les liens que Priest a tissé. Il a produit un puzzle incomplet que le lecteur est invité à terminer lui-même.

Le meilleur du roman se trouve dans la merveilleuse évocation du métier de prestidigitateur. Il sème suffisamment d'indices pour permettre au lecteur de deviner une partie du mystère, mais il truque le récit pour mieux surprendre, pour réussir son effet...

Pour le prestige !

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