Chouette roman feel good qui se lit rapidement mais avec tout de même quelques petits défauts.
Tout commence par Manelle, aide à domicile un peu trop conciliante avec ses petits vieux. Elle n'hésite pas à passer du temps avec eux même si ce n'est pas son ordre de mission. Elle aime jouer aux cartes et boire une tasse de café pour leur raconter ce qu'il se passe dehors, elle connait chacun de leurs petits défauts, bref, elle les apprécie (presque) tous.
En parallèle de cette "aide à la vie", on a Ambroise, thanatopracteur (ou embaumeur de morts) qui lui "aide à la mort" ou, plutôt, gagne son argent avec les morts. Il leur redonne figure humaine. C'est lui qui va prendre soin que votre dernier costume n'ait pas un seul pli de travers, que votre mèche rebelle soit savamment coiffé bref, c'est grâce à lui si vous ressemblez à quelque chose dans la mort.
C'est une chouette histoire parce qu'on y voit les relations intergénérationnelles, les incompréhensions mais aussi les leçons de vie.
Un bémol important pour moi : Manelle.
Je n'ai pas du tout compris pourquoi ajouter un IVG. Surtout pour dire "oui, elle l'a très mal vécu du coup elle refuse de revoir la mort". L'auteur expliquait très bien sa situation : 19 ans, ne savait pas qui était le père, pas les moyens. Pire que ça même, Jean-Paul Didierlaurent a réussi l'exploit de faire un parallèle entre l'IVG et le suicide médicalement assisté...
Vous comprendrez, je l'espère, pourquoi ça ne passe pas.
Si on met de côté ce bémol et la fin qui est un vrai happy ending, c'est un roman sympathique à lire.