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Iliazd est le pseudonyme du peintre et écrivain Ilia Zdanevitch qui représenta un courant appelé toutisme et dérivé du futurisme dans la Géorgie de l’immédiat après-Première guerre puis à Paris à partir des années 1920. Mikhaïl Le-Dantu est un peintre russe d’origine bretonne ami d’Iliazd. Mais Ledentu est son alter ego dramatique dans Ledentu le phare qui est la dernière partie d’une « pentalogie » qui comprenait Yanko roi des Albanais puis l’Âne à louer puis l’Île de Pâques puis Soi-Disant Zga.
Ledentu le Phare est intraduisible parce qu’écrit en zaoum (« transmental »). Un langage si on peut appeler ça comme ça qui mêle des syllabes de mots existants à des onomatopées et à une typographie. Même un russophone s’y casserait les dents.
Alors il faut lire Ledentu le Phare avec la postface qu’en a publiée Régis Gayraud aux éditions Allia et qui éclaire le contexte culturel de sa publication avant d’en faire la paraphrase. Chouette édition d’ailleurs qui respecte le format d’origine de cette « sorte d’acmé de l’avant-garde russe dans sa forme la plus abstraite » (deuxième de couverture).
L’œuvre doit aussi être appréciée d’un point de vue graphique. À ce titre et comme toutes les grandes œuvres littéraires elle pose la question de la compréhension – en plus de celle de l’interprétation. Les amateurs de livres bizarres placeront peut-être Ledentu le Phare sur la même étagère que le Codex Seraphinus ou que le manuscrit de Woynich.
Oui j’attends vos questions.
Créée
le 3 sept. 2017
Critique lue 106 fois
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