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Le sentiment qui s'empare de vous au sortir d'une telle oeuvre est difficilement exprimable ; quelque chose de l'ordre du soulagement, de la perplexité mais aussi de l'admiration. Car oui, il en faut, du courage, pour se lancer dans ce défi (plus de 900 pages dans l'édition originelle, environ 1400 au format de poche) mais une fois dedans, une forme d'excitation naît et des questions fusent de toutes parts : qui est donc ce Aue qui nous fait part de ses mémoires? Quelle est sa part de responsabilité ? Pourquoi un tel fourvoiement ? Jusqu'où les mots peuvent-ils décrire l'horreur ? …

Dans un style extrêmement dense, et avec une froideur clinique, Littell retrace la longue descente dans les affres de la folie d'un homme, entremêlant réalisme documentaire, questionnement existentiel et onirisme bestial. Si l'on peut lui reprocher certaines longueurs dans ses descriptions, on ne peut néanmoins que saluer sa parfaite maîtrise de la langue de Molière et l’époustouflant travail de recherche sur lequel il s’appuie. Une œuvre marquante, mais éprouvante.
GwenDo
8
Écrit par

il y a 9 ans

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Les Bienveillantes
Kalimera
8

Critique de Les Bienveillantes par Kalimera

Il m'aura fallu une deuxième lecture et un peu de courage pour parler....de ce roman ? de cette compilation d'horreurs sans noms ? de ce témoignage ? Mon premier choc, pour parler de cette période a...

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il y a 10 ans

21 j'aime

18

Les Bienveillantes
HQL
9

Critique de Les Bienveillantes par L'Homme Qui Lit

Publié sur L'Homme qui lit : Le phénomène qui a entouré ce livre reste assez extraordinaire pour une oeuvre littéraire fraîchement publiée. On en a parlé partout, j’ai lu des critiques...

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il y a 11 ans

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Les Bienveillantes
Morrinson
6

Réalisme horrifique contre réalisme historique — Deux façons de raconter la Seconde Guerre mondiale

À mi-chemin entre l'œuvre de fiction et le document d'Histoire, Les Bienveillantes plonge dans les rangs allemands durant la Seconde Guerre mondiale et propose un périple "de l'intérieur" au très...

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il y a 6 ans

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2

Bartleby le scribe
GwenDo
10

Critique de Bartleby le scribe par GwenDo

Ce court roman de Melville (70 pages) est une petite curiosité. Plus que cela : une petite merveille ! Son style fluide et efficace propose une subtile alliance d’humour, d’absurde et de mélancolie...

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il y a 9 ans

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Les Bienveillantes
GwenDo
8

Critique de Les Bienveillantes par GwenDo

Le sentiment qui s'empare de vous au sortir d'une telle oeuvre est difficilement exprimable ; quelque chose de l'ordre du soulagement, de la perplexité mais aussi de l'admiration. Car oui, il en...

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il y a 9 ans

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Solo
GwenDo
8
Solo

Critique de Solo par GwenDo

Si l'on retient le plus souvent l'aspect "bouffon" du cinéma de Mocky, "Solo" est la preuve incontestable - au même titre que "L'Albatros" - qu'il peut aussi y insuffler une aura romantique et, sans...

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il y a 9 ans

3 j'aime