Ceci constitue les dernières enquêtes du juge Ti (selon la chronologie des romans de Van Gulik). L'histoire se déroule à Canton en 677, ville cosmopolite et commerçante, qui est le point de contact entre les Chinois et les Arabes. Le juge Ti est alors président de la Cour Métropolitaine de Justice et conseiller d'État. Il se voit confier une enquête importante et délicate.
Tsiao Taï et Tao Gan l'accompagnent (Ma Jong y est absent mais on apprend pourquoi). L'atmosphère est sombre et l'intrigue est faite de complot, de manipulation, de politique et de meurtre. Entre ces deux grands géants qu'est le royaume des califes arabes et la Chine, il y a de la méfiance, du mépris, des a priori et du racisme.
Le récit est très bien écrit, documenté et est passionnant. On oscille entre cruauté et érotisme. L'amitié et la loyauté sont lis en valeur par des moments forts.
Un roman plus grave que les autres, teinté de mélancolie et de tristesse.