La piscine est un peu fraîche ...
Noir et dérangeant annonçait la quatrième de couverture, cela ne pouvait que me plaire... Pourtant je reste circonspect. On sent qu'Herman Koch a des idées à faire passer... En prenant un personnage principal médecin misanthrope, misogyne, vaguement homophobe, fourbe, et j'en passe, le roman au départ humoristique cynique finit par devenir effectivement dérangeant. En déversant sa bile à longueur de pages sur tout ce qui bouge, de Facebook à l'examen de la prostate en passant par la création théâtrale, il peut parfois amuser, car l'écriture est alerte malgré tout, mais j'ai fini par trouver tout cela un peu rance quand même. Quand l'intrigue prend soudainement un tour plus dramatique, abordant de plein fouet un problème psychologique grave (je ne dis rien pour ménager le suspens ), le roman s'enfonce un peu plus dans le glauque. Quand la loi du Talion voisine avec des idées un peu limites, le style peine à garder le rythme et le lecteur que j'ai été, en plus de commencer à être en colère, décroche un petit peu. La conclusion de l'histoire, un peu plus nuancée que prévu, ne sauve pourtant pas cet habile livre, du sentiment étrange que ce monsieur Koch joue un peu trop avec les mauvais sentiments qui parfois nous effleurent. Réactionnaire ? Grinçant ? Amoral ? J'en sais trop rien mais pour ma part, un peu déplaisant.
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