C'est peu dire d'affirmer qu'A la pointe de l'épée ne fonctionne pas. Il s'agit d'une œuvre de fantasy se passant dans un univers pseudo renaissance, axée sur l'escrime et la politique.
Premier problème : le roman ne se tient pas en tant que tel. En l'état, on dirait le point de départ d'un soap fantasy opera où les intrigues (ennuyeuses) vont mettre plusieurs tomes pour se résoudre.
Deuxième problème : l'aspect politique. Cela donne lieu à de longues discussions ineptes et complètement hors-sol pour le lecteur, qui n'a pas la moindre notion des enjeux, tant le monde est à peine esquissé. Voilà de loin la partie la plus ennuyeuse du roman.
Troisième problème : à force d'hésiter entre le roman historique et la fantasy pure, le roman ne tranche jamais vraiment, et l'ensemble acquiert une impression de facticité, renforcée par des personnages, y compris les "héros", caricaturaux au possible. On n'a jamais l'impression que tel personnage existe réellement en-dehors de l'intrigue déployée.
Alors, que reste-t-il à sauver? Signalons une plume agréable qu'on aurait aimé voir au service d'une meilleure histoire, et quelques répliques réussies. Rien qui justifie la lecture, mais au moins cela laisse espérer des romans plus aboutis.