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Chez lui, ailleurs
Je connais bien les romans de Douglas Kennedy, ses récits et témoignages un peu moins. Celui-ci m'a tout de suite tenté car il semblait approfondir la relation ambigüe que l’écrivain américain...
le 11 mars 2026
J’ai aimé le livre de Douglas Kennedy, Ailleurs chez moi parce qu’il m’a permis de comprendre comment la plus grande démocratie mondiale pouvait être menacée. À lire en complément des deux précédents romans de l’auteur, Les hommes ont peur de la lumière et Et c’est ainsi que nous vivrons.
Douglas Kennedy évoque son enfance et son adolescence à New York dans une famille dysfonctionnelle, sa scolarité dans une école prestigieuse. Il en profite pour pointer du doigt ce qui était acceptable à l’époque et ce qui ne l’est plus aujourd’hui. Par exemple, le père d’un camarade de classe le recevait dans son bain, tout le monde fumait et personne ne s’inquiétait que des jeunes fument sur une pelouse.
Lors d’un dîner, Douglas Kennedy fait face à une Française qui déroule des clichés sur son pays, les Américains ne discutent pas culture, d’ailleurs la culture américaine ce sont les fast-foods, la nourriture américaine est immangeable. Douglas Kennedy a beau lui répondre littérature et musique américaines, il n’arrive pas à la convaincre. Énervé, il finit par quitter la table.
Un de ses amis Dean a eu une jeunesse marxiste et condamnait fermement le coup d’État au Chili. Des décennies plus tard, il a « été frappé de plein fouet par la vérité », c’est Jésus-Christ, son Sauveur, qui donne sens à sa vie. Cela s’est produit lorsqu’il a rencontré sa femme, Jeannie. Attiré par l’argent, il travaille dans le marketing et pense que stopper Allende a probablement été une bonne chose.
Douglas Kennedy représente tout ce que Trump et ses partisans détestent, un homme cultivé, quelqu’un qui pense. Il a vécu de nombreuses années ailleurs qu’aux États-Unis, ce qui lui donne le recul pour analyser l’évolution de son pays dont il fustige l’amour de l’argent et l’inculture. Un livre plus effrayant que ses deux derniers romans.
Créée
le 25 oct. 2024
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