En tant que grande fan de Joseph Delaney, je ne pouvais pas passer à côté de cette nouveauté ! Et c'est sans regrets que je viens vous en parler...
Dans une époque très sombre pour l'humanité, cette dernière est réduite à rester confiner dans de petits villages, dirigés par des machins ayant une conscience, donc redoutables. Pour seule occupation, les arènes et leurs combats. Leif est un jeune homme dont l'envie de combattre dans la plus grande arène, l'arène 13, est si forte qu'il fera absolument tout pour y arriver. Il va trouver en Tyron, un grand maître, une belle opportunité d'apprendre, mais cet apprentissage va être riche en couleur ...
Encore une fois, Joseph Delaney choisit un jeune homme dont le passé est sombre comme personnage principal, après Thomas, voici Leif. Attachant, solitaire, avec une volonté de fer, il m'a très vite convaincu de son potentiel et je l'ai soutenu tout au long du récit. Son entourage est composé de membres uniques en leur genre. Tyron, le maître, fait office de figure paternel et recadre Leif lorsqu'il le faut, ne souhaitant que sa réussite alors qu'ils ne se connaissent que depuis peu. Un seul sujet bloque entre les deux, c'est à propos de Kwin, la fille de Tyron avec laquelle Leif est très proche au point de l'aider à s'entraîner aux bâtons, chose interdite aux femmes comme aux jeunes filles. Cette demoiselle a un sacré caractère aussi, mais, chose étonnante, elle ne m'a pas fait fondre comme d'autres personnages littéraires que j'ai pu rencontré. Mes préférences vont, sans hésiter, à Leif, mais aussi Tyron, que je trouve sage et protecteur.
Quant à l'histoire en elle-même, elle a sa complexité qui rend l'avancée intéressante. L'envie de comprendre les décisions des personnages est forte, mais plu fort encore est l'envie de savoir ce qu'il va leur arriver, surtout Leif une fois dans l'arène 13. La touche mytologique de l'histoire donne un décor magnifique et ne m'a pas choqué avec ce côté futuriste : l'humanité disparaît et les surviviants sont "esclaves" de robots dotés de consciences ... Un cocktail que j'admire car avec sa plume, que je connais maintenant bien, Joseph Delaney m'a transporté durant ces 400 pages. J'en redemande et je sais que l'attente du second tome va être longue ...