Même si le monde décrit est très différent de L’apprenti épouvanteur on reconnaît bien un certain ton de l’auteur, notamment dans sa façon de décrire ce monde. On voit bien qu’il en a une idée très claire, tout comme de ses règles et des personnages qui le peuplent. Mais là encore il s’agit d’un apprenti qui va apprendre auprès d’un maître, même si dans ce cas il s’agit de combats de gladiateurs. Des combats un peu particuliers, car les humains se battent aux cotés de lacres (des machines simulacres d’hommes). Les combats obéissent à un protocole bien précis, avec juste quelques variantes.
L’histoire se déroule dans le futur, les hommes ont créés les lacres, puis les djinns encore plus perfectionnés car doués de conscience. Ces derniers se sont rebellés contre eux et les ont massacrés, puis ils ont cloîtrés ceux qui restaient dans un espace défini, le pays de Midgard, gardé par un des leurs « le Protecteur ». Les lacres de combat utilisés dans les arènes sont programmés à partir d’un langage appelé Nym, sur lequel Leif peine beaucoup. Il se montre beaucoup plus doué aux entraînements car il est rapide et agile.
A partir du début de son entraînement, une fois que l’univers nous a été un peu mieux présenté, les révélations et rebondissements se multiplient. Il y a beaucoup de mystère et de raisons de frissonner dans ce roman. On voit poindre quelques sous thèmes, notamment sur la question des lacres qui rappelle celle de la maltraitance des animaux voire des humains. En effet ces créatures sont utilisées pour combattre au profit de l’économie de « la Roue » (administration des Arènes) et des maisons de jeu, sans tenir compte de leurs souffrances, comme s’ils n’étaient pas des êtres conscients.
Une lecture agréable, fluide et intrigante. Un bon moment de lecture.
Sandra