Arrêtez-moi là! est un peu comme un anti douze hommes en colère : ou comment, presque par paresse intellectuelle pourrait-on dire, un homme se retrouve condamné alors que beaucoup savent pertinemment que l'accusation ne tient pas, mais...
The show must go on!
C'est l'histoire d'un type ordinaire, un chauffeur de taxi, qui se retrouve accusé du rapt d'une fillette. Et entre ceux qui veulent, de bonne foi, retrouver la fille, et ceux qui veulent juste avoir un coupable à exhiber, les choses ne vont pas être de tout repos pour lui. Dérapages policiers, incarcération dans le couloir de la mort, avocat commis d'office abruti, notre chauffeur de taxi va découvrir qu'on est coupable jusqu'à ce qu'on ait pu établir son innocence.
Et encore, si le crime ne paie pas, l'innocence non plus. Ceux qui le défendent se fichent aussi bien de sa possible culpabilité. Tout ce qui compte est d'avoir sa part du gâteau.
Portrait férocement satirique des dérives d'un système à bout de souffle, Arrêtez-moi là! fait feu de tout bois pour dénoncer un état de fait.
Dans ce marasme où le profit est le seul repère moral et où seules comptent les apparences, le seul qui semble tout à fait franc est un condamné à mort, tout à fait coupable et complètement psychotique, qui en vient à incarner la voix de la raison pour le personnage principal déboussolé.