L'Abyssin de Rufin fait partie de mon panthéon. Ca tombe bien, Asmara sera une bonne occasion de retourner flatter la corne de l'Afrique : le pays de Pount, le royaume d'Aksoum ou encore Al-Habash.
Asmara, Erythrée, le narrateur coule des jours tranquilles dans la petite Rome quand une mission humanitaire vient distraire son quotidien. 1985, l'Éthiopie est en proie à une grande famine. Des déplacements massifs de population sont téléguidés entraînant des milliers de morts.
La forme passive de la narration m'a très peu tenu en haleine. Ça reste un récit d'ambiance qui monte en tension qu'à la toute fin. Le narrateur lui même s'étonne que de si graves événements puissent avoir lieu si près de lui.
Cependant, j'ai aimé apprendre sur cette région qui me fait tant rêver: les ensablés italien, l'ancien port de Souakim, etc. L'Abyssinie, ses paysages et sa culture millénaire a encore de nombreux secrets à me dévoiler.