J'aime beaucoup Amelie Nothomb et son style décalé. Mais après avoir lu plusieurs de ces bouquins, je ressens une certaine lassitude, surtout dans celui-là.
Quand on connait Nothomb on devine la fin assez facilement, parce que dans ce type d'histoire avec un amour soit à sens unique soit... particulier, c'est toujours la même fin. Si la première fois, on y trouve un certain génie, au bout de la 4ème fois, on se demande si elle peut faire autre chose (si,si).
Cette description du "moche" au point que cela devienne attirant est plutôt bien pensé, mais l'amour qui lie les 2 personnages reste fade, sans véritable fondement autre que la conception de la beauté.
L'amour se façonne à l'apparence, c'est ce que je retiens de ce livre. On l'aime parce qu'il est beau, on ne l'aime parce qu'il est moche, voilà c'est aussi simple. Voulait-elle que l'on pense ça pour pouvoir réfléchir (dans ce cas là, ça passe) ou voulait-elle nous montrer l'inverse (dans ce cas c'est loupé) ?