Dans leur substance, les événements relatés dans ce livre sont exacts. Le sentiment de malaise, que j'ai ressenti bien après avoir lu cette autobiographie, vient du fait que certains passages du livre sont l'objet d'une controverse. Il est même avéré que certaines scènes, à Treblinka, n'ont pas été vécues par l'auteur.
Il y a donc, sous un affichage de témoignage personnel, des faits, qui, bien qu'ils aient eu lieu, n'ont pas de rapport direct avec l'auteur (les auteurs devrais-je dire car Max Gallo a co-signé l'ouvrage).
Je trouve dommage ce mélange qui explique peut-être le titre. Martin Gray s'est exprimé au nom de tous les siens mais, en confondant "authenticité" et "vérité", il a nui à son ouvrage.