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Drôle !
Au fil des pages, je me suis demandé combien de temps Pennac avait passé sur chacune de ses tournures de phrases tant les mots sont précis, ordonnancés et imagés. C'est particulièrement bien écrit...
le 29 août 2016
Il s'agissait d'un jour venteux, devenu glacial du passage de plaine à la pré-montagne, une boîte à livres ! Là ! Devant une villa ! J'y fonce, il me faut des livres, toujours plus, et puis, je suis un pauvre type, peu fortuné, ne vivant que de passion et d'eau fraîche (le papier, hein ? Coquins !) Bref, j'ouvre la boîte, je regarde rapidement, et je tombe sur deux choses : un bouquin sur la Guerre d'Irak, je le prends, j'adore l'Histoire; et Aux fruits de la passion de Daniel Pennac(chioni). Je l'avoue, je ne l'ai pris uniquement pour deux raisons (encore deux dîtes donc !) : les éditions Gallimard broché, je les trouve magnifiques, sobres, élégantes, tout ce qui me plaît; et 1999, notamment parce qu'il faut que je lise du moderne, du récent afin de comprendre l'évolution de la littérature.
Quelle horreur ! Dès l'ouverture, je vois des phrases courtes avec le point qui s'impose trop rapidement, je n'aime pas ça du tout, excepté chez Camus, dans L'étranger. Je trouve, personnellement, que ça donne un rythme saccadé, et que, bien que les phrases exigües définissent en règle générale l'action, je suis de moins en moins appréciatif de cette méthode, je préfère clairement les phrases longues, foisonnantes, baroques, presque incompréhensibles si la ponctuation, la virgule est mal placée. Vous venez de constater ma préférence, et vous pourrez la constater encore dans mes diverses critiques. Mais ! parce qu'il y a un mais, j'ai été agréablement surpris (bouleversé, dérangé même) quand elles se sont rallongées, et là ! Paf ! Une phrase courte. C'est une style assez étrange, syntaxe simple et complexe mélangées l'une à l'autre, c'est déroutant, mais c'est assez intéressant comme processus d'écriture.
Cependant, un problème majeur, les personnages sont caricaturaux : les homosexuels toujours à l'écoute et les confidents; le frère autoritaire car il revête dorénavant l'autorité masculine depuis le départ du père; la jeune fille sage qui d'un coup se met à mentir; le politicard peu scrupuleux, manipulateur et ne visant que son profit (qui est loin d'être l'exception, je l'avoue); le tout saucé de vocabulaire familier, déroutant pour un lecteur de classiques tel que moi, avec une utilisation bien plus... absurde, abondante et mal choisie que dans Paper back de Ken Follett.
Un passage fantastique, qui m'a tout de même mis sur le cul, en fait, presque toute la fin est surprenante, et aussi une magnifique utilisation des pensées du personnage principal, Benjamin, je dois l'avouer.
En bref, c'est une lecture passable, loin d'être excellente, mais qui permet de remplir un peu quand nous sommes fatigués d'une lecture complexe. C'était pas trop mal, mais bien loin de ce que j'attendais, trop succinct, qui reste à la périphérie des choses (et pourtant j'aime beaucoup Boris Vian), pas assez de profondeur dans les personnages et les sentiments. Mais, néanmoins, l'histoire reste intéressante. À lire donc si ça nous tombe sous la main et que nous avons envie de nous libérer l'esprit d'un Don Quichotte ou d'un livre de philosophie type Méditations métaphysiques.
Créée
le 17 mars 2021
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