Basilica
6.9
Basilica

livre de Orson Scott Card (1992)

Le postulat de départ a de quoi séduire: un monde où le pouvoir est aux femmes, qui peuvent décider de chanegr de mari chaque année, de manière totalement arbitraire, si c'est pas le pied ça!

Curieusement, cette sorte de "dictature des femmes " semble harmonieuse (tiens ça tombe bien c'est le nom de la planète! comme un fait exprès...)
On se doute qu'il y a un truc qui cloche, et effectivement l'harmonie est maintenue grâce à Surâme, le dieu suprème qui contrôle tout et empêche les hommes d'évoluer dans certains domaines (ils ont droit aux ordinateurs mais ignorent tout de la roue, qui est quand même le symbole absolu de l'intelligence de l'homme non?).

Bref ce monde est bancal mais l'auteur arrive quand même à s'en sortir et à rendre quelques personnages assez attachants même si très simples:
le jeune ado qui va murir sous nos yeux ébahis
le jeune infirme qui a déjà la sagesse des plus grands
le grand frère absolument parfait aux yeux du plus jeune, qui est donc voué à écorner son image de dieu vivant
le second frère complètement futile, par opposition à son ainé
les parents: Monsieur parfait et Madame vertu

Oui c'est pas d'une originalité transcendante mais ça permet d'avancer sur des bases connues, et de centrer l'intrigue sur le pourquoi du comment de la planète...

La découverte de la cité de Basilica est vraiment rafraichissante, mais l'intérêt retombe un peu avec la quête de l'index qui enchaine rebondissement sur rebondissements au point qu'on a l'impression d'assister à la même scène plusieurs fois, et qu'on s'en lasse un peu.
Basilica reste un bon tome de lancement pour la saga, reste à voir où elle nous emmènera...
iori
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le 21 août 2012

Modifiée

le 21 août 2012

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iori

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