Livre dans l'air du temps, Brazyl ne fait pas l'unanimité et ça se comprend. Avec trois histoires à trois époques séparées, on s'attend à traverser le Brésil dans le temps et dans l'espace... mais malheureusement Ian McDonald noie son poisson en étirant l'intrigue.
De plus, il choisit d'utiliser un style propre à chaque époque et celle qui se passe de nos jours est pratiquement illisible. La faute à une traduction bâclée ? à une somme de vocabulaire brésilien ? à une modernité ratée ?
Enfin, certains passages sont trop proches d'oeuvres existantes. Comment ne pas penser à Mission, le film de Roland Joffé, lorsque l'on suit le jésuite ? Chaque époque à son lot d'idées prises à droite et à gauche, mais qui forment un tout indigeste.
Je suis donc déçu de ce roman, peut-être en attendais-je trop ?