Alors, certes, c'est un récit court, proche de la nouvelle, mais...
Bon sang, le cadre et les personnages, méritaient mieux !
Le style est enlevé, les personnages hauts en couleurs, les descriptions sont visuelles et il y a quelques pérégrinations, un savant mélange qui fait que j'ai dévoré le récit...
Mais je l'ai aussi dévoré, dans l'espoir qu'il se passe quelque chose. on attend de l'aventure, de l'épique, voire du farfelu... Mais chaque tentative de nos héros fait flop.
A tel point qu'au final, l'amitié entre le kanak Gocéné et le blanc Francis tombe un peu comme un cheveu sur la soupe en fin de récit pour boucler la boucle.
Reste un univers décrit avec force, celui de l'Exposition Coloniale de 1931, et ses horribles zoos humains ; une force de conviction qu'on ne pourra pas enlever à l'auteur, malgré les faiblesses d'un récit, qu'on aurait peut-être aimé voir développé dans un roman épique de centaines de pages.