J’ai eu une impression mitigée en lisant ce livre.
L’univers qui s’ouvre dans les pages de ce livre est prenant : un monde dystopique issu de la chute de la Grèce, qui s’effrite et qui est dominée par une logique économique qui tient lieu de rouleau compresseur, et qui sert de décor à ce roman policier. L’ambiance y est lourde mais crédible.
Toutefois le côté policier manque de piment. L’enquête qui y est menée reste fade, sans trop de rebondissement ni surprise. J’ai quand même trouvé un intérêt certain à l’enquête menée même si elle reste tout de même assez linéaire voir presque prévisible.
Ce qui m’a plu par contre c’est ce système de classification, de répartition de la population en trois zones auxquelles les gens appartiennent en fonction de leur valeur économique ou de ce qu’ils peuvent apporter à la société. Cela rappelle notre société actuelle mais d’une manière plus tranchée, beaucoup plus nette, voir même caricaturale. Comme si l’auteur n’inventait rien mais accentuait simplement le monde dans lequel nous vivons. (Je sais c’est pas très optimiste !!!) C’est ce qui, à mon sens rend ce roman un tantinet dérangeant mais qui aussi le rend intéressant.
Pour résumé, et pour moi, Chien 51 est un roman qui m’a davantage séduit par son ambiance et sa vision de la société que par son intrigue policière qui reste quand même valable.