Je ne sais pas part où commencer cette critique donc parlons de Kundera ! (ma seule référence). En vrai ça n'a pas grand chose à voir, j'y retrouve une banalité appréciable mais là c'est encore plus extrême tant il se passe rien au long du livre. En forçant un peu je pourrais dire que les personnages sont un peu construits pareil, par les dialogues, avec ces jeux d'interprétations qui donne une épaisseur psychologiques formidable mais là c'est beaucoup plus lourd, c'est plus "expliqué" même si c'est pas sens où on nous impose une vérité sur les personnages mais disons qu'on est plus guidés sur les éléments que prennent en compte les personnages.

ça n'en reste pas moins délicieux, desceller au travers de dialogues éllipsés tout ce qui ne va pas dans le couple et dans la personnalités des Tsuda et Nobuko est très grisant. D'autant qu'il n'y a rien de dramatique, c'est vraiment des choses parfaitement banales et c'est ça qui est terrible : voir nobuko s'épanouir une journée sans tsuda puis se reformer à son rôle, voir toutes les petites cachotteries qu'ils se font (et que leur famille fait aussi, cf le mariage de la cousine), sentir le mépris qu'éprouve tsuda pour son pote devenir de plus en plus présent, sentir l'indifférence, la distance qui s'installe entre eux, ou qui était déjà là mais voir leur prise de conscience à demi-mot et puis voir un petit instant de complicité... Il y a beaucoup de la complexité des relations dans ce livre.

Même si une partie m'échappe un peu forcément, on reste au japon début 20e, je ne peux pas vraiment m'identifier directement aux personnages. Et ça à finit par poser problème, j'attendais beaucoup de la rencontre à la station thermale, j'ai interrompu ma lecture une journée et ça a suffit à me faire avoir des attentes, je voulais que ça me parle, cette idée des années mortes qui remontent et qui hante la vie mais finalement j'ai trouvé les 100 dernières pages nettement moins passionnantes que le reste (la fête de départ du pote qui part en corée et tout ce qui se passe à la station) tsuda était seul, c'était plus didactique, moins profond (genre son pote bon j'avais un peu tilté avant le délire de l'argent...) même si c'était cool de vraiment aller frontalement vers ce qui fait que tsuda n'est qu'un pauvre type j'ai préféré quand tout étant en suspend, non-dits, dans le clair obscur de ses dialogues. Et puis forcément, je suis vachement déçu de ne pas avoir la fin et assez étonné de voir que les fins envisagées par les gens sont très loin de ce que moi je me m'imagine.. M'enfin ça reste excellent, ça m'a tout de suite fait penser à Ozu même si bon c'est pas franchement la même chose non plus.

Laiospeps
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le 8 avr. 2025

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