Pierre Savidan est élu président de la République française. Mais qui est cet homme ? Un écolo doux et rêveur qui veut notre bien-être et celui de la planète ? Non, il est du genre gourou écolo pur et dur avec des idées peu démocratiques : Contrôle des naissances, covoiturage obligatoire, sortie du nucléaire... Vous avez un score selon vos habitudes de consommation, de vie, votre richesse, votre bilan carbone et plus le chiffre est élevé plus vous êtes mauvais. Mais, vous êtes repêchable ! Pour cela vous devez, et c’est obligatoire, vous inscrire dans un centre de rééducation à l’écologie qui fleure bon son centre de redressement.
On se représente les écolos comme des gens un peu cool, mais ici, c’est la radicalité, l’extrémisme, la dictature qui prévalent.
Le plus drôle, enfin doux euphémisme, c’est que les français semblent résigner…. Sauf, non pas un village gaulois, mais un groupe de patrons français avec à leur tête Olivier Fleurance. Mais, lorsque la présidence rend le végétarisme obligatoire, ce n’est plus la même chose et notre président devient de moins en moins populaire
Mené de main de maître, ce livre fait froid dans le dos lorsqu’il dépiaute l’envers du décor, les coulisses du pouvoir, les égéries, l’intérieure des intentions... son réalisme fait peur. L’écriture sèche renforce l’angoisse et monte crescendo.
Toute révolution se fait dans la douleur. Thomas Bronnec le démontre avec un grand brio et comme dans « En pays conquis », on peut reconnaître, en filigrane quelques personnages publics.
La démocratie est une chose fragile, nous ne sommes jamais loin d’une dictature ou d’une autocratie même pour une bonne raison, telle que le sauvetage de la planète… Derrière les tentures, dans les coins, le sectarisme attend son heure.
Un livre au contenu addictif que je vous recommande…. Soyons vigilants. L’écologie, la sécurité ne peuvent justifier une dictature, une autocratie