Il y a deux problèmes majeurs pour un voleur : ne pas avoir de nouveau coup et en avoir un, surtout s'il est complètement fou. Pour John Archibald Dortmunder, la vie ne fait pas dans la demi-mesure. Le voilà embarqué dans un braquage où ce n'est pas le coffre d'une banque qu'il doit subtiliser mais la banque elle-même...
Deuxième aventure de l'inénarrable personnage malchanceux, Comment voler une banque se distingue légèrement de Pierre qui roule (le premier tome). Là où son prédécesseur partait du classique (voler une émeraude) pour cumuler les péripéties et contretemps burlesques, celui-ci tape dans le farfelu dès son concept. Cela étant dit, ce deuxième roman n'est pas en reste au rayon des peaux de bananes laissées sur la route de Dortmunder.
Donald Westlake, une nouvelle fois, tire tout le potentiel comique de son équipe de délinquants décalés. La plume toujours très moqueuse de l'écrivain est un vrai cadeau du ciel pour quiconque veut se payer une bonne rigolade. Elle sera franche, surtout dans son derniers tiers qui voit le rythme s'accélérer (et le taux d'extravagances avec, notamment avec le personnage du capitaine Deemer).
La réussite n'est cependant pas du même calibre que Pierre qui roule, en cause cette question de cadence. La lecture n'est jamais ennuyeuse, cependant l'intrigue est un peu trop balisée.
Quoiqu'il en soit, c'est une nouvelle histoire qui ravira les amateurs de comédie policière. J'en fais partie, et j'ai passé un bon moment.