Quand on se découvre une passion infinie pour les romans noirs, il fallait impérativement lire une aventure de Dortmunder, héros mythique d'un des nombreux romans de Donald Westlake. Comment voler une banque devait être un des meilleurs romans de l'auteur, pourtant, cela fut réellement plutôt une forme de nouvelle un peu trop développée à l'intrigue très pauvre. Je ne m'étendrai pas longtemps sur les défauts du livre qui raconte l'histoire d'une bande de bandits qui envisage de voler une banque installée dans un mobile-home. Si le roman n'est pas pour autant désagréable à lire, il est en réalité assez fade. Il y a une forme de frustration qui s'installe à la lecture de dialogues très drôles qui pourtant ne parviennent pas à atteindre leur but à cause d'un fond trop pauvre en descriptions, en mise en perspective ou en style. Je ne vais pas critiquer plus longtemps par pur respect pour le genre et parce que j'ai tout de même passé un moment peu désagréable (mais pas d'un agréable absolu). Peut-être cela méritait-il une construction plus profonde et un dénouement plus poussé ? Peu de choses me resteront de cette courte lecture, à part quelques gags ou attrape-nigauds narratifs, dommage.