Le livre commence avec ce qui pourrait faire des terreurs nocturnes au jeune Tad. Et avec les prédictions de la vieille Madame Evvie Chalmers qui sent que les choses vont mal tournés et que l'été va être très chaud. Tout pour mettre dans l'ambiance.
King nous emmène ensuite dans la campagne américaine, quand les températures prédites par Madame Chalmers ne sont pas encore en hausse. Là, où un chien, Cujo, court à perdre haleine. Suite à une rencontre fortuite, vient l'un des passages que j'ai particulièrement apprécié dans ce roman:
"Elles étaient dépourvues d'intelligence et deux ou trois minutes leur avaient suffi pour oublier l'intrus et ses aboiements, pour se rendormir, suspendues par les talons, leurs ailes enserrant, tel le châle des vieilles dames, un corps menu de souris."
Les personnages ne sont pas soit tout blanc, soit tout noir. D'ailleurs, il n'y en a pas beaucoup j'apprécie. Entre la femme qui couche ailleurs et le mari bien trop bourru et qui ne respecte rien ni personne - d'ailleurs même payer un vaccin ça lui passe au-dessus - je ne sais pas lequel je préfère. Un point que j'aime particulièrement, c'est qu'on puisse se plonger dans la tête de Cujo et ressentir le mal qui le ronge.
Je reproche à Stephen King de dévoiler trop rapidement les choses, Mais je lui remercie à la fin du livre que le chien n'y était pour rien.
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