Le récit alterne entre phrases lapidaires, qui claquent, et les phrases longues, complexes, qui ralentissent le rythme. le texte fonctionne comme le respiration : de brèves inspirations parfois, des longues apnées sinon. Autréaux pose calmement les choses, sans emphase ni glisser dans le pathos (cf. « j'étais seulement malade. »). C'est une sorte de témoignage à coeur ouvert, mais dans la retenue, dans la modestie. La maladie est ici une expérience, comparée à une expédition alpine, en parallèle de ses lectures de récits de voyage. Mais c'est également une réflexion sur le langage même ; la portée poétique des mots, leur utilité. La prose d'Autréaux est en ce sens extrêmement poétique et douce. Les mots ne sont pas une agression.

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le 12 juin 2016

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