Que dire ? Que dire de cette putain d'écriture inclusive qui n'est même pas foutue de respecter ses propres règles et qui s'applique de-ci, de-là quand l'auteur se réveille ? Que dire d'une enquête qui repose exclusivement sur le choix bien méticuleux d'auteurs et d'idées qui confirment l’opinion de l’enquêteur ? Que dire de sa critique de la théologie chrétienne basée essentiellement sur des sources de seconde main et sur les révisions de féministes illuminées ? Que dire surtout de ce dernier chapitre "Mythopoïèses" où on sent la petite Émilie possédée, comme en transe lorsqu’elle égrène ses "esclavagistes", "extractivistes", "sexistes", "ordre patriarcal unisexe sexiste", "islamophobie", "écotransféminisme anticolonial", "peuple Gaïa" etc. ? Que dire enfin de sa théologie Woke, puisque tout son petit bordel sert à accoucher, euh pardon (re)générer de ça, une théologie qui prenne en compte le grand gloubi-boulga genro-racisé-sexuel (enfants et troncs d'arbres compris) et qui transformerait le monde en utilisant la puissance d'une refondation de l'Église Catholique, seule responsable de la destruction de la terre et des guerres injustes menées contre tous les peuples et toutes les minorités d’hier et d’aujourd’hui, c’est-à-dire de l'intérieur de là où se trouve finalement la seule puissance de transformation du monde et sa seule et unique obsession : l'Occident ?
Le bon vieux paternalisme colonial a encore de beaux jours devant lui grâce à la petite troupe des Latouriens blancs, boomers, riches mais cultivés et de gôche.
Quand je lis toute cette merde, je me dis quand même : putain, vivement la Charia, vivement la Charia.
Allez, juste pour le plaisir p.256 :"Parce qu'il n'y a peut-être pas de plus grande menace pour ce monde économique, patriarcal et extractiviste, que la possibilité que les hommes se mettent à préférer (ou assumer préférer) des relations d'amour, d'attention, d'amitié - avec d'autres hommes, femmes, enfants, vivants, au travers de sexualités et de genres multiples, au détriment du plaisir pris dans l'exploitation, la violence et la mort." CQFD. Libé, France Culture et Émile Louis adorent.