"Des fleurs pour Algernon" (Daniel Keyes) est aussi tendre que cruel : on y suit Charlie, qui s'élève vers une intelligence hors du commun, en pensant pouvoir emmener tout le monde avec lui… avant de découvrir qu'au sommet, il n'y a que le vertige de la solitude. le roman nous souffle, avec une douceur mélancolique, que la connaissance sans lien humain est une drôle d'absurdité et que, parfois, ressentir vaut mieux que comprendre.
Des fleurs pour Algernon, plus qu'une vraie science-fiction, ressemble à une uchronie intime une expérience de pensée sur nos facultés humaines, leurs limites et leurs illusions.