J'en suis à la page 221 et, pour l'instant, il ne passe rien : Carolyn, chaude comme la braise, se masturbe quotidiennement, en pensant au jeune correspondant français qui va prochainement résider chez elle et son époux. Rassurez-vous, le correspondant en question est âgé de 18 ans (il convient donc de ne pas prêter attention aux pires interprétations malveillantes, il s'agit simplement d'une histoire d'adultère passagère… que de frayeurs !). Quelques apparitions se manifestent ensuite sur les murs, où elle est qualifiée de Slut (il semblerait que, même parmi les spectres, l'excès d'onanisme soit mal perçu).
Par la suite, deux jeunes lycéens français, en séjour découverte avec leur classe, viennent loger chez Carolyn la chaudasse. Enzo, le garçon, aperçoit des figures féminines vieillissantes se mouvoir sur des photographies, tandis que sa soeur Maria est impliquée dans des comportements de consommation de substances illicites (elle sniffe de la coke, donc un personnage peu crédible pour témoigner). L'accent est bizarrement mis sur leur père, dont la violence omniprésente semble régir la vie des deux adolescents. Mais, je ne vois pas le rapport avec Amityville.
Enfin, un couple de personnes âgées, utilisant des déambulateurs, ayant été témoins à distance de la tragédie DeFeo, semble désormais hanté par la présence du Mal, observant des visions de la famille massacrée errant dans les rues.
Enfin, le cochon est là.
Poursuivons.
J'arrive à la fin du roman.
Maria a aperçu une entité ectoplasmique se livrant à des actes de masturbation sous la douche, alors qu'elle a ses règles (et moi qui croyais qu'une fois morte, je pourrais enfin me débarrasser de mes menstues). Quant à Carolyn la chaudasse, après avoir enfin vécu une véritable relation charnelle avec son jouvenceau à la barbe naissante, elle a vu un gigantesque cochon la tringler dans le miroir à la place de son amant… J'ai trop spoilé ?
Les rares instants d'horreur se manifestent sous forme d'hallucinations visuelles éprouvées par divers personnages, notamment Carolyn la chaudasse, Maria (peu crédible car sous substance illicite en permanence), Shary la nièce de Carolyn, les personnes âgées (probablement également sous médicaments) et Enzo. Cependant, il demeure incertain si ces phénomènes résultent d'une contamination par des spores toxiques émanant de moisissures, cette hypothèse restant sans confirmation. Bien que ce roman soit censé traiter d'une maison hantée, je demeure ouverte à cette idée, n'ayant encore rien vu qui confirme cette supposition.
Il est évident que l'atmosphère de ce récit est radicalement différente de celle de précédemment. Ici, nous ne sommes plus dans Amityville, la Maison du diable mais Amityville, la cramouille chaude. La fin, bien que marquée par des éléments horrifiques, se révèle incontestablement très très prévisible, et les personnages ne susciteront en moi aucune sympathie.
Très déçue.