Je me suis souvenu de ce livre en repensant au fait que j'adore Nabokov, qui est un foutu grand écrivain, et dont les bouquins valent le coup. Car je viens de finir Ulysse, et c'est de la merde.
Bref, mon premier contact avec Nabokov a été avec Ada, et j'ai lu Ada parce que j'avais lu Deux étés, sur la traduction d'Ada.
Voilà un petit livre qui ne va pas plus loin que son propos : il raconte la traduction d'un roman intraduisible. Et cette quête, face à l'impossible, d'amoureux de la littérature, qui pillent les autres langues pour traduire en français, qui sont éblouis par la beauté d'Ada, m'a fait acheter mon premier Nabokov. Qui m'a secoué, m'a bouleversé, m'a ému, m'a retourné.
Et même si Orsenna n'a pas le niveau de Nabokov, je l'en remercie du fond du coeur. Et ce petit bouquin, comme introduction, est parfait.