Tiens, un Foenkinos !
On connaît. On prend en médiathèque comme en supermarché on cueille Belle des Champs ou Flambi : de temps en temps, ça ne peut pas faire de mal.
Oui, mais on avait oublié que derrière la délicatesse s'écrit un peu toujours le même monde du couple moyen, et qu'il n'y a plus qu'à broder de noir pour en faire un roman de plage assez acceptable dans sa catégorie. Et on finit par savoir deux ou vingt pages avant ce que la suite nous réserve. Soit c'est très intelligent de brosser les lecteurs et lectrices dans le sens du poil, puisque les plus attentifs et intuitifs d'entre eux auront la fierté d'avoir deviné juste. Soit on prend lecteurs et lectrices pour ce que sont peut-être certain.e.s : des bronzés assez épais des méninges pour vibrer d'avoir si bien su qu'à la seconde tentative d'escabeau... Mais stop ! Surtout pas de "spoiler" qui détruirait toute une approche psychologique, affûtée pour ne pas ressembler de trop près à de l'Arlequin.
Pourtant, c'est bien ça. De l'Arlequin qui passerait volontiers pour une étude de société, du couple, de la sororité et de l'amour à mettre éventuellement en miroir avec un auteur romantique classique, histoire de conforter les lecteurs dans leur sentiment d'appartenir à une certaine élite de la consommation littéraire.
Désolé. On s'ennuie à peu près autant dans ces lignes que l'héroïne dans sa vie d'Arlequin.
En même temps, à lire d'autres avis, ce n'est pas étonnant : "c'est écrit par un homme ".
Il est vrai que les hommes, du genre Flaubert, par exemple, n'ont aucune éducation sentimentale