Un Georges Simenon une fois de plus virtuose, sur l'un de ses thèmes de prédilection il est vrai : le couple mal assorti qui finit par s'autodétruire.
L'homme, immature, velléitaire, qui se surestime alors qu'il est incapable de se projeter sérieusement dans le futur. La femme, froide, possessive, bouffie d'orgueil, qui épie en permanence son mari dans le moindre de ses actes. En tout cas lui le ressent de cette façon.
On suit le point de vue de cet époux, plus jeune que madame, qui a épousé sans amour l'héritière d'une auberge sur la Côte d'Azur. Un peu par paresse, un peu par lâcheté, il s'épanouit dans cette existence réglée, et plusieurs s'années s'écoulent. Et les frustrations s'accumulent, au point de songer à l'irréparable...
Rien à redire sur le style, l'atmosphère des lieux et la psychologie des personnages, mais "Dimanche" vous laisse un goût amer en bouche, par son dénouement pessimiste et profondément immoral.