Il n’est pas si courant de rencontrer un livre admirable : ça ne paye pas de mine, c’est un peu lent, un peu plat, une langue banale, mais cela contient un tourbillon de mots, une curiosité filée pour l’autre et le monde , de puissants vents intérieurs et des éblouissements nocturnes.
Recit de femme déterminée sans être démonstrative : une remise en question qui ne dit pas son nom, un déplacement intérieur qui s’incarne dans la géographie exotique de l’Islande.
Le sens de la vie renouvelé dans la bonté et l’humus des gestes millénaires et spontanés. Ici on ne se justifie pas, on ne s’apitoie pas, on n’a pas peur malgré les ténèbres du passé et de l’avenir.
Ce livre en dit long sans dire beaucoup. C’est un viatique inestimable en temps d’apocalypse.