Fiche technique

Auteur :

Sylvie Quesemand-Zucca
Genres : Essai, Psychologie, Culture & sociétéDate de publication (pays d'origine) : 2024

Éditeur :

Atlande Eds
ISBN : 9782350309675

Résumé · Depuis trente ans Sylvie Zucca suit des enfants, des adolescents et des adultes en souffrance psychologique. Elle constate l’effet délétère de la surexposition aux écrans chez les enfants et adolescents, concomitant au développement de pathologies nouvelles et, dans des cas extrêmes, à un retrait de la vraie vie. Peu mesurent l’ampleur du changement de notre rapport au monde induit par la médiatisation des écrans. Nous entrons dans l’ère du vivant numérique, où ressentis et perceptions suivent des chemins qui bafouent les règles de fonctionnement du monde réel auxquelles nous sommes habitués. Cette mutation anthropologique implique une remise à plat des diagnostics et des pratiques éducatives. De nouvelles formes de dépendance se créent. Sentiment d’impunité, accoutumance à la violence, nombrilisme atteignent des niveaux préoccupants. Habitude d’immédiateté et soumission au flot des réseaux nous exemptent de questionnement sur l’origine et la fabrication des contenus que nous ingurgitons et nous détournent de l’esprit critique. À partir de cas vécus par ses patients, le docteur Zucca nous fait toucher du doigt la réalité des enjeux auxquels nos sociétés font face. Elle propose des solutions de bon sens comme apprendre à se défaire du binge watching et des formules qui nous aident à prendre conscience de la misère affective à laquelle les écrans peuvent nous conduire (métro, boulot, porno). Aidée par des images choc (le fil du chargeur du téléphone comparé à un cordon ombilical), la plume est acérée, le propos, loin de stigmatiser, cherche à guérir. « Dans son essai ‭, le docteur Sylve Quesemand Zucca analyse les conséquences du transfert du sens du réel au virtuel fabriqué, forte de son engagement de professionnelle, médecin et psychiatre, de son expérience dans les labyrinthes des mondes oubliés et de son talent d'exploratrice de l'imaginaire bafoué par le totalitarisme de l'image. Elle dit la frustration, la violence, l'affront fait à la grandeur et à l'énigme de la place de l'homme dans la création, fracassé par cet étrange transfert, et nous présente les écrans comme un phénomène non seulement sociologique mais aussi anthropologique. Et pour paraphraser en la détournant par une ironie amère la célèbre phrase du cosmonaute Neil Armstrong faisant son premier pas sur la lune – un petit outil pour l'homme, un pas gênant pour l'humanité. » Xavier Emmanuelli, cofondateur de Médecins sans frontières, fondateur du Samu social