Samaa, une pré adolescente, vit au sein d'une tribu nomade dans un désert brûlant. Les femmes ont pour tâche de gérer les tâches de la vie quotidienne (cuisine, tissage...) dans le camp tandis que les chasseurs, une partie des hommes, arpente lors de longs périples de plusieurs lunes la surface stérile du monde qui les entoure. Leur rôle est essentiel à la survie de la tribu car il doivent trouver les rares arbres survivants pour les débiter puis les échanger dans une cité contre quelques ressources vitales (eau gélifiée, matériaux rares).
Ce monde rude, où la mort n'est jamais très loin, est notre futur. Un avenir où l'homme, à force de considérer la nature comme le prédateur qu'il est, a conduit à la quasi extinction de la vie.
Nul ne conteste les rôles sociaux quasi préhistoriques et le mode de survie qui est le leur. Personne vraiment ?
Samaa voudrait être chasseuse, malgré les assignations de genre. Elle va suivre subrepticement un groupe de chasseurs sur le départ. Elle finira par s'égarer dans le désert.
Rencontrera la vie.
Comprendra la vie.
Puis défendra la vie.
Cette fable, perçue du point de vue d'un fille à peine pubère, raconte la survie dans un monde devenu hostile. Le passé est un mythe et bien des connaissances ont été perdues. Chaque jour est un combat pour la vie. La vision que ces humains portent sur les créatures vivantes est tristement d'actualité. On détruit ce que l'on ne comprend pas.
Mais un jour, quelqu'un comprend. La renaissance devient possible. L'espoir renaît. Ce récit se révèle magnifique de simplicité et de concision.
Et dans notre époque, quelqu'un comprendra t'il avant qu'il ne soit trop tard ?