Richard Stark réinvente le livre d'action
Attention chef-d'oeuvre.
Le livre commence à cent à l'heure et fini à mille. Rien n'arrête Parker quand il est debout, ni même quand il est couché, d'ailleurs. Je n'ai pas encore vu le film inspiré du bouquin avec le mono-expressif Jason Statham (qui, pour l'occasion, a peut-être la gueule de l'emploi), mais cette histoire, quelle histoire!
Le livre commence comme le film: Parker réussit un casse, accompagné par trois comparses. Mais ce vol n'est que la première étape d'un plan plus complexe et, surtout, plus juteux, que Parker refuse. Voila. à partir de maintenant, ça n'a (presque) plus rien à voir.
Dans le bouquin, Parker décline poliment l'invitation, les voleurs comprennent son point de vue et tout se termine dans le calme et la compréhension. Enfin, presque. Les futurs ex-partenaires de Parker ont besoin de sa part du butin et décident de la lui emprunter, le temps de réaliser le prochain coup. Parole de voleur, sa part lui sera rendu plus tard. Une solution qui ne convient pas vraiment à Parker.
Le train est lancé, il n'y aura pas d'arrêt sur le chemin. Stark vous emporte dans une course-poursuite rocambolesque et violente, toujours sur le fil du rasoir. Parker et Dortmunder ont un point commun, les circonstances défavorables. Mais quand elles ne font qu'accabler le pauvre Dortmunder, Parker s'en accommode tout en finesse. Rien n'arrête Parker tout court. Ni des tueurs à gages, ni une agente immobilière un peu trop zélée, ni les blessures.
Froid, calculateur, n'hésitant jamais à descendre quelqu'un si la situation l'impose, Parker ne dévie jamais de son objectif. Et l'atteint toujours, d'une façon ou d'une autre. Mais souvent avec un flingue.