Ce livre m'a été vendu comme la création d'un mythe. Je m'attendais à retrouver la violence de MayansMC ou l'ambiance de The Bikeriders, en sommes cette mythologie inexplicable du Club de Motards. Je m'attendais à avoir un récit mystérieux, prenant, entrecoupé de violence, de sang et d'une poésie étrange.
Ce livre n'est pourtant qu'un récit journaliste long, donnant le sentiment de lire un dossier de police écrit à la bière. Le style agressif et osé par moment redonne à la narration un certain élan, qui se perd dans les longues descriptions d'événements qui n'apportent rien d'autre qu'un rapport détail d'une soirée qu'il ne nous fait pas vivre.
Cet auteur, qui a expérimenté de près cette étrange mythologie, n'offre qu'un rapport assez distant de celle-ci, comme une approche chirurgicale des événements, dénuée de poésie et de mystère. L'œuvre est radine de sens, de violence et d'intérêt. Il ne fait que réécrire les articles, lister les événements et leur conséquence sans aller chercher l'essence de ces gens, ce qui en fait un mythe, une religion pour certains et une énigme pour d'autres.