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Hotel Roma nous plonge dans l’univers du romancier et poète italien Cesare Pavese. Les dernières heures du poète à Turin, où il se suicida le 27 août 1950. Honnêtement, c’est une très belle porte...
le 25 mars 2025
Cesare Pavese se suicide le 27 août 1950 à l’âge de 41 ans.
Pierre Adrian, l’auteur du livre, suit les traces de l’écrivain dans l’Italie du suicidé jusqu’à l’hôtel où celui-ci mettra fin à ses jours. L’Hôtel Roma.
L’histoire se déroule principalement à Turin où vivait Pavese, mais l’auteur visite également les autres lieux où l’ombre de Pavese se fait encore ressentir.
C’est un roman qui prend des airs d’enquête. Une enquête pour essayer de comprendre ce « geste ». À cette enquête se juxtapose le récit plus léger de la relation amoureuse de l’auteur avec celle qu’il surnomme « la fille à la peau mate ».
Dans un style assez doux, Pierre Adrian avance tranquillement dans les pas de cet auteur qu’il voit comme un ami. Cela pose la question de l’attachement que peut provoquer l’écriture à un autre individu. Pour les artistes les plus illustres, il est assez entendu que des espèces de pèlerinage soient organisés autour des lieux phares de leur vie. Mais ici, Pierre Adrian pousse l’enquête dans le détail, comme s’il s’agissait d’une personne proche de lui. Sauf que Pavese n’a pas connu ce jeune auteur qui parcourt physiquement les lieux de ses derniers jours ! C’est étonnant de ressentir cette amitié unilatérale ; la littérature peut unir des esprits. Parce qu’il a réellement aimé cet auteur, il fallait qu’il parte sur ses traces pour comprendre, comme un devoir implicite.
Finalement, ce roman n’a pas pour projet de nous livrer une grande explication sur le suicide de Pavese. C’est sans doute mieux ainsi. Ce n’est pas réellement une enquête mais plutôt un journal de bord dans lequel on avance petit à petit dans des réflexions qui tentent de comprendre au mieux Pavese.
Le récit est entrecoupé çà et là par l’histoire amoureuse du narrateur. Cette dernière n’est pas de nature à s’entremêler avec le récit principal, mais, sans être transcendante, elle a le mérite d’alléger le propos principal qui est centré sur un thème lourd et une personnalité relativement sombre.
Hôtel Roma réussit à aborder le thème difficile du suicide sans dramatiser. La compréhension que nous livre Pierre Adrian de cet auteur mélancolique est parfois lumineuse. C’est un voyage tranquille en Italie où sont semées des analyses sensibles sur la personnalité de Cesare Pavese.
Créée
le 22 févr. 2026
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