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le 25 mars 2025
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Hotel Roma nous plonge dans l’univers du romancier et poète italien Cesare Pavese. Les dernières heures du poète à Turin, où il se suicida le 27 août 1950. Honnêtement, c’est une très belle porte...
Hotel Roma nous plonge dans l’univers du romancier et poète italien Cesare Pavese. Les dernières heures du poète à Turin, où il se suicida le 27 août 1950. Honnêtement, c’est une très belle porte d’entrée sur la littérature de Pavese, auteur bougon et renfermé, atrabilaire, pessimiste, qui décrit l’Italie ensoleillée mais aussi l’arrière-saison, le vin, les récoltes, les amitiés féminines, les collines des campagnes italiennes, un vrai campagnard qui n’aimait pas beaucoup la ville ni la mer.
Alors oui, parfois ce livre n’est pas vraiment rigolo, à l’image de la vie de l’écrivain : « Ils parlent de gueuletons, de faire la fête, de se voir… Des amis bien, des amies, des gens sains et bien. Toi, tu n’en éprouves même pas l’envie, le regret. Autre chose presse. Quelle petite chose que la vie… », écrit-il dans Le métier de vivre. L’écrivain obtiendra bien un prix littéraire, mais il n’était pas réellement fait pour les mondanités : « Il était le centre de l’attention, une anomalie pour cet homme discret et travailleur, plus familier des pichets de barbera dans l’obscurité des auberges que des cocktails des bars d’hôtel. »
Qu’est-ce que nous apporte la lecture de Pavese ? « Pavese rendait service aux malheureux. Ils venaient se servir dans son journal et sa correspondance pour tenter d’exprimer ce qu’ils ne réussissaient pas à dire par eux-mêmes. » Cela pousse Pierre Adrian à une réflexion très passionnante sur l’aide que l’on fournit ou non aux désespérés en tout genre : « Ils ont un toit. Ils ne dorment pas dehors. Alors nous les abandonnons à leur sort en pensant que cela passera. » Quelque part, c'est un véritable manuel de l’amitié que nous offre Adrian, un manuel de savoir-vivre, une biographie (plus qu’une nécrologie) et une ballade à travers tous les écrits de Cesare Pavese. Ironie à mentionner : je n’ai jamais lu entièrement un ouvrage de Cesare Pavese, Le métier de vivre, je me le réservais pour plus tard, et le Bel été, pour le moment, je n’accroche pas… Mais ce livre me pousse à m’intéresser plus aux écrits de Pavese et à la littérature italienne en général.
Créée
le 25 mars 2025
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