Les textes fondateurs de notre culture (et quand je dis "notre" je parle du genre humain) ont le défaut d'avoir été pillés de nombreuses fois depuis leur parution.
Si L'Iliade est bien entendu le chef-d’œuvre qu'on décrit, un pur concentré de mythologie sur plus de 400 pages, sa division en chants et sa densité m'a un peu perturbé à la lecture. Ce que je veux dire par là c'est qu'il se passe 50 événements pour chacun des 24 chants qui composent le récit et qu'il y a énormément de personnages. Mais c'est aussi ça la mythologie, quelque chose de riche et de fort.
Comme il s'agit d'une traduction et que je n'ai pas lu la plus récente, il est possible également que cela influence mon jugement, mon ressenti à la lecture. Pour moi c'était un peu comme lire Le Nouveau Testament : c'est immense, et en même temps j'ai l'impression qu'on énumère des faits avec beaucoup d'indifférence.
Évidemment que c'est génial et qu'il faut foncer lire L'Iliade pour se faire un avis, mais je m'attendais à une lecture un peu plus agréable tant j'en avais lu et entendu du bien tout au long de ma vie.