Nous sommes en Périgord en 1815. Bien que la révolution ait eu lieu, les choses n'ont pas beaucoup changé dans les campagnes éloignées de la capitale. Jacquou est le fils de Martin Ferral, métayer du tyrannique comte de Nansac qui gère ses terres et ses fermiers avec rudesse ne leur laissant que peu pour survivre.
Poussé à bout par toutes ces injustices Martin tue un garde du comte, est jugé, condamné aux galères où il mourra rapidement.
Jacquou et sa mère subsistent misérablement jusqu'à la mort de celle-ci. Il est alors recueilli par le curé du village: le curé Bonal, un homme d'une extrême bonté qui le prendra sous sa protection, l'élèvera, lui apprendra même à lire.
Pendant toute son enfance, Jacquou n'a qu'une idée en tête: se venger du comte de Nansac pour tout ce qu'il a fait subir à ses proches mais aussi aux autres paysans du secteur. Aidé de tous, il réussit: il incendie le château et réduit le comte et sa famille à la pauvreté.

Ce roman décrit avec réalisme la vie des paysans du Périgord au XIXème siècle. Ceux-ci vivent encore sous la coupe de la petite noblesse locale qui les exploite et les tyrannise. La misère du peuple est à peine concevable: ils vivent dans des masures qui tiennent à peine debout dont le toit laisse parfois passer la pluie, ne se nourrissent bien souvent que de pain noir dur, de pommes de terre et de châtaignes grillées.
Le Périgord n'est pas une terre agricole très productive et les propriétaires terriens prennent une large part de la production pour eux.
Avec un style un peu suranné et n'hésitant pas à employer le vocabulaire du patois local Eugène Le Roy nous dresse là un tableau terrifiant de ce qu'était la vie de ces pauvres gens. Il connaît bien le Périgord, ses forêts sombres où rodent encore les loups, ses terres si peu fertiles et ses descriptions de cette nature rude sont très détaillées.
Un très beau roman sur la misère paysanne.
dodie
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le 26 juin 2013

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