Jouer juste est très vite déconcertant. Certains crient au génie à ce qui n'est qu'une médiocrité maîtrisée. L'idée est intéressante là où le fond et le texte le sont beaucoup moins. Bégaudeau nous sert une séries de lapadissades chères aux auteurs vedettes de notre belle contrée. Les mots sont jetés les uns à la suite des autres, parfois soutenus par une ponctuation erratique, des virgules égarées, des points posés au hasard quand la logghorée devient trop indigeste? Son excuse ? La narration est saccadée, c'est un excercice de style, une performance littéraire...
Difficile en réalité d'accrocher à ce texte fou, écrit d'un jet, selon les exigences d'une originalité conventionnelle. On ferme le livre sans savoir saisi grand-chose pour se tourner vers des écrivain qui ont su écrire la folie et les désordre de l'âme avec un autre talent.