Si tu pensais que les romans victoriens étaient juste des histoires d’amour contrariées avec des happy ends bien ficelés, Jude l’Obscur de Thomas Hardy est là pour te rappeler que la vie peut être un enchaînement de déceptions, de rêves brisés et de coups du sort bien cruels.
L’histoire suit Jude Fawley, un jeune homme pauvre mais brillant qui rêve d’entrer à l’université de Christminster pour devenir érudit. Sauf que la société, le destin et quelques mauvaises décisions sentimentales vont peu à peu transformer ses ambitions en désastre absolu. Entre une première femme manipulatrice, une cousine aussi belle qu’imprévisible et un monde qui ne veut tout simplement pas de lui, Jude va voir ses espoirs se décomposer sous ses yeux… et nous avec.
Le gros point fort ? C’est un roman d’une puissance émotionnelle rare. Hardy n’épargne rien ni personne : il critique avec rage l’hypocrisie sociale, l’injustice du système éducatif et la morale étouffante de son époque. Le style est superbe, les personnages sont déchirants et certaines scènes restent en tête bien après la lecture.
Le hic ? C’est absolument déprimant. Hardy n’a pas écrit un roman, il a sculpté une descente aux enfers en plusieurs actes, et si tu t’attaches aux personnages, prépare-toi à souffrir. C’est un chef-d’œuvre, mais un chef-d’œuvre qui te laisse avec une boule au ventre et une légère envie de tout remettre en question.
Bref, Jude l’Obscur, c’est un roman magistral sur l’échec, le destin impitoyable et la cruauté du monde, un livre qui frappe fort et qui ne laisse personne indemne. À lire si tu aimes les tragédies grandioses… et si tu es prêt à ce que la vie te semble un peu plus injuste après.