La chronique littéraire sur les radios de l'Arc jurassien
Kosaboru, 1945, c'est l'écriture d'une mère pour rendre hommage à sa fille décédée, qui aimait tant l'Orient.
C'est aussi un très beau roman sur la fin de la seconde Guerre Mondiale au Japon vu par deux jeunes gens amoureux l'un de l'autre mais qui ne se l'avoueront jamais.
Mitsuko décide de prendre la place de son frère, déserteur de l'armée. Elle se coupe les cheveux, se bande les seins et apprend le bushido, le code d'honneur des samuraïs avec Kosaburo, son ami d'enfance, qui apprivoise la mort pour sauver son pays et son maître, l'empereur.
Meilleure pilote de la base, elle apprend jour après jour à devenir un kamikaze et à affronter ses peurs. Celle de mourir, celle de perdre Kosaburo, celle de faillir à son devoir, de déshonorer sa famille.
Lecture tout en pudeur, ce premier roman est magnifique et empreint d'une belle poésie qui sied tant au Japon.
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