Makine dépeint avec brio au grès d’une écriture poétique et intimiste, une sorte de voyage initiatique à travers la période de son adolescence où la rencontre avec le jeune Vardan le bouleversa : “il m’a appris à être celui que je n’étais pas”. Makine réussit à fragmenter les moments passés, passés près de ce garçon atteint de la maladie appelée “arménienne”, et retrace avec les proches du garçon l’histoire du royaume d’Arménie, histoire fantasmagorique qui se rapproche du songe pour ne pas plonger dans des obscurs souvenirs où à régné en roi : la haine.
Je recommande vivement sa lecture en particulier pour ceux ayant adoré le roman de Romain Gary “la vie devant soi”.